Communiqués

Suppression du crédit d’impôt famille : un projet d’arrière-garde aux conséquences désastreuses pour les services à la personne.

La CFDT-Services a pris connaissance avec consternation de l’intention du gouvernement de supprimer le crédit d’impôt famille (CIF).

Inscrite dans l’article 7 du projet de loi de finances 2020 (PLF) et alors que le secteur souffre déjà d’un manque d’attractivité, cette suppression aurait des conséquences désastreuses pour l’emploi dans les entreprises de services à la personne accueillant des enfants de moins de 3 ans mais pas que.

Si elle devait se concrétiser, cette mesure enverrait un message d’arrière-garde sur les responsabilités sociales des entreprises vis-à-vis de leurs salariés et plus largement vis-à-vis de la société.

Le crédit d’impôt famille permet aujourd’hui le financement de nouvelles places en crèches. Ces places pourraient disparaître alors que ce service permet à de nombreux salariés de concilier plus facilement vie familiale et vie professionnelle et ainsi de mieux vivre leur engagement professionnel.

Cet article 7 du PLF menace des emplois directs. Il menace aussi les perspectives d’amélioration des conditions de travail et d’évolution des rémunérations. Quels employeurs seraient prêts à négocier dans les entreprises ou en branche des dispositions dont ils ne pourraient prévoir le financement dans un avenir proche ou moyen terme ?

L’instabilité des mesures économiques et fiscales dans les services à la personne est un argument majeur des représentants patronaux pour freiner le financement de l’amélioration de l’organisation du travail – par exemple le paiement des temps de déplacements, des indemnités kilométriques décentes- ou du décollage des rémunérations plafonnées au SMIC. 

Rappelons que ce secteur souffre d’un manque d’attractivité et de fidélisation de ses salariés, en grande partie parce que les conditions de travail sont difficiles et les rémunérations stagnantes.

Pour la CFDT-Services, le crédit d’impôt famille est un levier économique et social qu’il faut maintenir. C’est une question de bon sens.

La résolution CFDT-Services 2019-2023

Lors du quinzième congrès de la Fédération des Services qui s'est tenu du 25 au 28 juin à Lyon, les syndicats des Services ont adopté à 88.14 % l'avant projet de résolution. 

Téléchargez la feuille de route de la fédération pour 2019-2023. 

Près de 500 militants réunis pour le 15è congrès de la Fédération des Services

Le quinzième congrès de la Fédération des Services CFDT, première Fédération de la CFDT,  se déroulera du mardi 25 au vendredi 28 juin, au centre de congrès de Lyon.

Les 82 syndicats CFDT Services, par la voix de leur délégation, seront invités à voter le rapport d’activité 2015-2019, le rapport financier, ainsi que le projet de résolution 2019-2023 dont des amendements seront débattus entre syndicats, à la tribune.

Près de 500 militants participeront à ce moment d’exercice de démocratie représentative au cours duquel un temps sera réservé pour que les syndicats puissent débattre avec Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

Enfin, les syndicats éliront les membres de l’exécutif de la Fédération pour un mandat de quatre ans.

Casino fait l’impasse sur les salariés pour ouvrir une trentaine de magasins le 1er mai.

L’ouverture, le 1er mai, de magasins d’alimentation tels les supermarchés  n’était jusqu’à présent pas possible, le repos obligatoire des salariés entraînant ce jour de fête du travail la fermeture des établissements.

Casino a fait le choix de contourner la législation et de miser sur l’automate plutôt que sur l’humain pour permettre l’ouverture d’une trentaine de magasins.

Dans ces magasins, les clients ne verront pas d’autres salariés que ceux d’entreprises sous-traitantes chargées de la surveillance et de la sécurité des lieux.

Les clients paieront en caisse automatique ou via l’application mobile de l’enseigne.

La CFDT s’inquiète de cette stratégie commerciale qui ne vise qu’à dégager toujours plus de bénéfices en diminuant les frais de personnel et en faisant l’économie du dialogue social.

La CFDT s’inquiète aussi des conditions de travail des agents de sécurité qui seront amenés à assurer d’autres missions auprès de la clientèle.

Les ouvertures 24/24, 7/7 et les jours fériés comme le 1er mai sont des marqueurs forts qui pointent :

  • -une déréglementation du droit du travail ;
  • -un réel risque pour l’emploi à Casino et plus largement dans la grande distribution.

Sous couvert d’une soi-disant demande des clients, verra–t-on les magasins d’alimentation ouverts 365 jours par an de jours comme de nuit ? Pour la CFDT, les automates doivent servir à améliorer les conditions de travail et le service aux usagers, pas à faire l’impasse sur les salariés.

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Prime exceptionnelle : point d’étape dans le secteur des Services

En décembre, le président de la République a appelé les entreprises à verser à leurs salariés une prime exceptionnelle de fin d’année.

Les équipes de la CFDT Services n’ont pas manqué d’interpeler leur direction pour demander le versement d’une prime exceptionnelle aux salariés.

Des discussions sur le montant et les modalités d’attribution de cette prime défiscalisée ont pu avoir lieu dans des entreprises. Dans d’autres, les décisions ont été prises unilatéralement ou les discussions sont encore en cours.

La Fédération des Services à la responsabilité de suivre des branches professionnelles où, trop souvent, les négociations sont difficiles alors que beaucoup de salariés souffrent de précarité du fait des salaires très bas, des contrats courts et du temps partiel subi.

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