Communiqués

Prime exceptionnelle : point d’étape dans le secteur des Services

En décembre, le président de la République a appelé les entreprises à verser à leurs salariés une prime exceptionnelle de fin d’année.

Les équipes de la CFDT Services n’ont pas manqué d’interpeler leur direction pour demander le versement d’une prime exceptionnelle aux salariés.

Des discussions sur le montant et les modalités d’attribution de cette prime défiscalisée ont pu avoir lieu dans des entreprises. Dans d’autres, les décisions ont été prises unilatéralement ou les discussions sont encore en cours.

La Fédération des Services à la responsabilité de suivre des branches professionnelles où, trop souvent, les négociations sont difficiles alors que beaucoup de salariés souffrent de précarité du fait des salaires très bas, des contrats courts et du temps partiel subi.

La prime exceptionnelle est un gain ponctuel de pouvoir d’achat pour les salariés. Il ne faudrait pas qu’elle soit l’excuse toute trouvée du patronat pour s’engager à minima lors des négociations annuelles obligatoires.

 A noter que l'entreprise ATALIAN-TFN , qui emploie 65 000 salariés du secteur de la propreté, a refusé de verser une prime à ses salariés !

 Ce tableau sera mis à jour au-fur-et-à mesure des annonces (MAJ 07.02.19)

Entreprise

Montant

(ordre décroissant)

Salariés concernés

(modalités d’attribution)

Nombre de bénéficiaires

(proportion de l’effectif)

FONCIA

400 à 800

sal. ann. < ou = 28 000 €

3000 (NC%)

CDC HABITAT

500 €

tous les salariés

7 500 (100 %)

ADECCO

·                  700€ pour un salarié en temps complet présent toute l’année 2018 .

·         450€ pour un salarié ayant effectué entre 80% et moins de 100% d’un temps complet ;

·         250€ pour un salarié ayant effectué entre 50% et moins de 80% d’un temps complet ;

·         150€ pour un salarié ayant effectué moins de 50% d’un temps complet.

sal. ann. < ou = 30 000 €

10 000 (NC)

UNIBAIL

·       600 € nets pour les salariés en CDI, CDD et alternance.

·       500 € pour les salariés en CDI, CDD et alternance.

sal. ann. < ou = 36 000 €

sal. ann. entre 36 000 et 40 000 €

159 (22%)

BOULANGER

300 €

Tous les salariés sauf ceux du siège (600]

8000 (92,5%)

LEROY MERLIN

300 €

sal. ann. < ou = 53 000 €

22 000 (NC%]

GROUPE CARREFOUR

200 €

sal. Annuel < ou = 53 944,80 € brut

(60% des cadres - environ 6000 Salariés-  ne bénéficieront pas de cette prime)

100 000

ELOGIE

(480 SALARIES]

322 €

sal. Mensuel brut  < ou = 4 500 €

Tous les salariés sauf les gardiens

FLUNCH

200€ net pour les Temps plein/

Pour les temps partiel au prorata du contrat

CDD ou CDI dont l'ancienneté est supérieure à 3 mois au 31/12/18

A tous les salariés dont le salaire annuel brut  est inférieur à 3 fois le SMIC annuel brut ( (53 945 Euros).

Pas de chiffres

Galeries Lafayette

300 €

sal. base mens. < 26 972 €

8 000 (53 %)

DAIKIN

600 €

sal. Annuel < 30 000    €

125 salariés

66 % soit 246 salariés

400 €

sal. Annuel 30 000 < ≥ 35 000  €

41 salariés

300 €

sal. Annuel 35 000 < ≥ 40 000  €

40 salariés

200 €

sal. Annuel 40 000 < ≥ 45 500  €

40 salariés

GRAPE HOSPITALITY

·         500 € pour les apprentis (61 personnes).

·         400 euros

·         300 €

Apprentis

sal.annuels compris entre 20 000 et 25 000 € .

sal.jusqu’à 30 000 € .

Proratisation sur les arrêts de travail

80%

ZARA

200 €

Tous les salariés

Air Liquide

(sociétés concernées :

-       ADEP ASSISTANCE

-       ORKYN

-       VITALAIRE

-       ARAIRE ASSISTANCE)

700       

Sal. Annuel brut < ou = 30 000 €

Krys

300               

Apple

750 €

Sal. Annuel < ou = 32000 €

PLG SUD EST ET NORD EST

prime 150 euros jusqu'à 1800 euros

prime 100 euros entre 1801 et 1900 euros

prime 150 euros entre 1901 et 2000 euros

Salaire mensuel < ou = 3500 € net

Stockomani

200 € net

2300 salariés

CASINO DCF

200 € NET

Jusqu’au niveau 2 et 100€ pour les autres avec un plafond de rémunération à   50 000€/an

AUCHAN

200 € NET

60 000 Salariés

ALDI DAMMARTIN

150 € NET

Jusqu’au niveau 6 et dégressif suivant le temps de travail

500 Salariés

ACCORINVEST

400 €

300 €

> Salaires compris entre le SMIC mensuel et 2000 € bruts

> Salaires compris entre 2001 et 2500 € bruts

ITL LAI

250 € NET

CDI/CDD présents au 31/12/2018 et proratisée pour les temps partiel et les absences hors maladie et AT.

METRO

250 € NET

150 € NET

Pour les salariés ne dépassant pas 35 963€ de salaire net annuel

Pour les salariés compris entre 2 et 3 fois le SMIC.

6 000 salariés

1 200 salariés

REXEL

400 €

Tous les salariés

4820 salariés

PRIMARK

300 €

Sal. Annuel brut < ou = 30 000 €

4000 salariés

ACCORHOTELS

600 €

500 €

400 €

Pour les salariés percevant un salaire mensuel brut inférieur ou égal à 2000€ 

Pour les salariés percevant un salaire mensuel brut entre 2001€ et 2500 €

Pour les salariés ayant perçu une rémunération totale brute en 2018 inférieure à 3 SMIC annuels bruts et percevant un salaire mensuel brut supérieur ou égal à 2501€.

La prime sera versée au prorata du temps de travail (temps partiel/temps plein) et du temps de présence sur l’année 2018.

Pour les salariés en arrêt de travail, ou en congés maternité, paternité ou adoption, la prime sera versée intégralement.

BIOCOOP

1000 €

Tous les salariés

800 (100%)

SYSCO 500  Sal. Annuel brut < ou = 36 000 € 4000 (84%)
HERMES 1000  A tous les salariés dont le salaire annuel brut  est inférieur à 3 fois le SMIC annuel brut ( (53 945 Euros) 8800 
BRICORAMA 400  sal. Annuel < ou = 53 944,80 € brut  
LOUVRE HOTELS GROUP

300 

250 

sal.mensuel brut <ou=1 690 €

sal.mensuel brut > ou=1 690 € jusqu'à 3000 €

 

[Communiqué] Branche des organismes de tourisme : 3 ans de paupérisation organisée par le collège patronal

Les organisations syndicales fédérales (CFDT, CFE-CGC) de la branche des organismes de tourisme sont scandalisées par les positions patronales lors des négociations sur les salaires.

Depuis plus de 3 ans, chaque négociation accroit la perte de pouvoir d’achat pour les salariés.

  • 2016 - le collège patronal propose une revalorisation en miette, entre 0,1% et 0,3% .
  • 2017 - le collège patronal a proposé ...0% et refusé de négocier au-delà.                                                                                             

2018 - la grille conventionnelle est aujourd’hui si basse que plusieurs niveaux sont en-dessous du SMIC. Le collège patronal était donc dans l'obligation de relever les premiers niveaux et de mettre une augmentation a minima pour les autres (0.4% puis 0.7%), afin de maintenir les écarts entre les catégories. L'intersyndicale demandait 1,8% d’augmentation.

Un pas en avant, deux pas en arrière, le 15 novembre 2018, non seulement le collège patronal refuse catégoriquement cette demande mais il réduit sa propre proposition (suppression de la hausse de la gratification annuelle de +15%).

Ne pouvant supporter ce manque de considération des salariés du secteur, le collège salarié quitte la table des négociations.

Le collège employeur, Offices de Tourisme de France,  Tourisme et territoires et Destination Régions, se défausse en renvoyant la négociation (ainsi que les risques de conflits) en entreprise, niant le dialogue social en branche.

Seuls 7,5% des organismes de tourisme bénéficient de la présence d’un délégué syndical et donc de négociation annuelle obligatoire sur les salaires ; c’est l’intérêt général que représente la branche qui est ainsi laissé en jachère ou nié par cette manœuvre.

Ce que demandent la CFDT et la CFE-CGC  :

  • L'augmentation générale de la valeur du point pour rattraper la perte de pouvoir d’achat(2,3% d’inflation cumulée) 

 

Fermeture d’hypers et restructuration dans le groupe Casino : la CFDT demande des comptes et adresse une lettre ouverte au PDG

Les salariés du groupe Casino et leurs représentants ont appris par la presse le projet de restructuration du groupe qui risque de laisser sur la touche de nombreux salariés.

La CFDT vient d’adresser une lettre ouverte à Jean-Charles Naouri, PDG du groupe, pour demander la tenue d’un comité de groupe extraordinaire mais pas que.

Dans ce courrier, la CFDT dénonce également le manque de considération - totalement décomplexé -  de la direction vis-à-vis des organisations syndicales qui n’ont été ni associées ni  entendues sur le projet de restructuration révélé ce jour dans la presse.

La CFDT ne laissera pas faire n’importe quoi avec l’avenir des salariés.

Communiquer sur ses valeurs sociales, c’est bien. Les appliquer, c’est mieux.

[Communiqué Carrefour] La CFDT demande plus de transparence et un vrai partage des résultats

La CFDT se félicite de la participation active de plus de 100 militants au sein de l’AG des actionnaires Carrefour de vendredi dernier, ainsi que du soutien d’un certain nombre d’actionnaires, de cabinets de conseil et d’analyse financière et d’investisseurs institutionnels. Dans ces moments difficiles pour tous les salariés de l’entreprise, la CFDT a porté la voix des salariés à l’intérieur même de cette assemblée sur tous les sujets sociaux  (répartition des bénéfices, location-gérance, restructurations).

Depuis plus d’un mois, la CFDT et l’ARASC (association des salariés actionnaires – initiative CFDT) prépare activement ce rendez-vous en multipliant les initiatives et les rencontres avec les salariés, les investisseurs et les actionnaires qui militent pour une gouvernance d’entreprise socialement responsable.

La CFDT prend acte de la décision de l’ancien PDG du groupe de renoncer à son indemnité de « non-concurrence », mais la juge tardive et partielle. En ce 18 juin, date de négociation sur le partage des bénéfices dans le groupe, la CFDT demande également que la somme ainsi économisée soit investie au profit des salariés.

De plus au regard des éléments présentés lors de l’AG, la CFDT demande une totale transparence sur les critères de déclenchement des primes de résultats passées ou futures des dirigeants. En effet, les éléments présentés le 15 juin par le conseil d’administration restent opaques. Elle rappelle aussi que l’écart de rémunération entre le PDG et le salarie moyen dans l’entreprise (plus de 300 fois) reste problématique.

Après ses actions du 15 février, du 31 mars et du 15 juin dernier, la CFDT-Carrefour reste mobilisée et appelle l’entreprise à la mise en œuvre d’un vrai projet social destiné à accompagner le plan de transformation 2022.

[Communiqué] AMAZON : à quand le premier prix de la qualité de vie au travail ? Les syndicats internationaux se mobilisent.

UNiLe prix Axel Springer, qui récompense  « des personnalités qui se distinguent par leur sens de l’innovation et leur capacité à créer des marchés » sera attribué, le 24 avril à Berlin, à Jeff Bezos, dirigeant d’Amazon.

La CFDT lui reconnaît ses talents d’entrepreneur visionnaire mais elle regrette que son entreprise d’e-commerce ne puisse prétendre au titre de société où il fait bon vivre et travailler.

Les syndicats internationaux (Pologne, France, Italie, Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Royaume Uni …) profiteront de la remise de ce prix pour se mobiliser devant le siège du groupe Axel Springer et dénoncer les pratiques hors-la-loi, les conditions de travail désastreuses et la déloyauté manifeste des dirigeants lors des négociations avec les partenaires sociaux.

Les salariés d’Amazon France n’échappent pas à ce quotidien :

  • de nombreux accidents de travail ne sont pas déclarés ;
  • les salariés sont tracés informatiquement et reçoivent des sanctions basées sur ces éléments ;
  • les salariés sont soumis à une polyvalence exacerbée, sans aucune rémunération supplémentaire, ce qui est contraire aux dispositions de la convention collective ;
  • le management est basé sur la seule productivité, sans aucune prise en compte de l'humain ;
  • les négociations sont déloyales, les directions diffusant des informations incomplètes tant aux salariés qu’aux représentants qui découvrent les projets souvent par voie de presse. Très peu d'accords sont désormais conclus, les dirigeants rajoutant régulièrement des clauses de type "carte blanche " dans leurs propositions d'accord.

La CFDT a déjà dénoncé et agit contre les pratiques illicites de la direction d’Amazon en terme de classification et de rémunération.

Elle continuera de se battre aux côtés des organisations syndicales internationales jusqu’à ce que Jeff Bezos investisse pour la reconnaissance de ses salariés  et leurs conditions de travail.

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