Communiqués

Appel à la mobilisation contre la délocalisation de 37 emplois par le groupe EXPEDIA

La Direction d’EGENCIA, filiale du groupe EXPEDIA, a annoncé, au mois de septembre dernier, un projet de suppression totale des départements Comptabilité et Facturation d’EGENCIA France impliquant le licenciement sec de l’ensemble des 37 salariés affectés à ces deux départements, dont 22 basés à Marseille et 15 à Paris.

Ce projet, qui n’est rien d’autre qu’une délocalisation pure et simple de 37 emplois français, notamment en Inde, est exclusivement motivée par la volonté du groupe EXPEDIA d’accroître ses profits, alors qu’EGENCIA est le leader sur le marché français du voyage d’affaires et que le groupe EXPEDIA vient d’annoncer d’excellents résultats financiers, avec un chiffre d’affaires de 3,56 milliards de dollars et un bénéfice net de 409 millions de dollars pour le seul 3ème trimestre 2019 !

Le groupe EXPEDIA a, en outre, distribué plus de 2 milliards de dollars entre 2016 et 2018 à ses actionnaires sous forme de dividendes et rachat d’actions.

Le cabinet d’expertise-comptable ACEE a d’ailleurs mis en évidence l’absence de toute menace sur la compétitivité du groupe, qui constitue pourtant le motif invoqué par la direction pour justifier les 37 suppressions d’emploi.

Depuis l’annonce du plan social, la CFDT et Force Ouvrière, les deux organisations syndicales représentatives au sein d’EGENCIA FRANCE, sont pleinement mobilisées pour empêcher ces licenciements injustifiés et, plus généralement, sauvegarder l’emploi en France.

Les organisations syndicales ont appris que deux scenarios alternatifs avaient été envisagés par la Direction du groupe, prévoyant, pour l’un, la délocalisation d’une partie seulement des effectifs et, pour l’autre, le maintien de la totalité des 37 emplois concernés en France !

Depuis plusieurs semaines, les représentants du personnel demandent à la Direction de leur communiquer ces deux scenarios alternatifs. En vain !

Dans ces conditions, le CSE d’EGENCIA FRANCE a donné mandat à son avocat, Me Thomas HOLLANDE, d’engager une procédure pénale pour entrave et de saisir l’inspection du travail pour qu’elle enjoigne à la Direction de communiquer ces scenarios alternatifs, permettant de maintenir tout ou partie des emplois en France.

En parallèle, la CFDT et Force Ouvrière ont cependant accepté d’entrer en négociation avec la direction. Or, ces négociations sont particulièrement tendues et, à ce jour, infructueuses, la direction n’ayant donné de suite favorable à aucune des propositions des organisations syndicales, et notamment à la demande de mise en place d’un plan de départ volontaire.

Enfin, les organisations syndicales craignent que la suppression des emplois des départements Comptabilité et Finance ne constitue qu’une première étape. D’autres services subissent déjà des transferts de tâches vers les « centres de services partagés » du groupe et sont ainsi exposés à une menace de délocalisation prochaine.

Dans ces circonstances, la CFDT (80% de représentativité)  et Force Ouvrière( 20%) appellent l’ensemble des salariés du groupe EXPEDIA à la grève le jeudi 28 novembre prochain à partir de 10 heures devant tous les sites d’EGENCIA, et notamment les sites impactés de La Défense et de Marseille, pour défendre le maintien en France des emplois et s’opposer aux délocalisations exclusivement motivées par la recherche des profits.

Pour Paris, le rendez-vous est fixé à LA TOUR EGEE, 9-11 allée de l'arche, 92400 Courbevoie.

Contacts :

Section syndicale CFDT – Tel 01 48 10 65 90 

Section syndicale FO – 01 53 01 61 34

Chantal SAMAMA, Expert-comptable, Cabinet ACEE, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; 01.47.55.48.48

Thomas Hollande, Avocat, Cabinet LBBa, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 01.55.80.71.10

 

Suppression du crédit d’impôt famille : un projet d’arrière-garde aux conséquences désastreuses pour les services à la personne.

La CFDT-Services a pris connaissance avec consternation de l’intention du gouvernement de supprimer le crédit d’impôt famille (CIF).

Inscrite dans l’article 7 du projet de loi de finances 2020 (PLF) et alors que le secteur souffre déjà d’un manque d’attractivité, cette suppression aurait des conséquences désastreuses pour l’emploi dans les entreprises de services à la personne accueillant des enfants de moins de 3 ans mais pas que.

Si elle devait se concrétiser, cette mesure enverrait un message d’arrière-garde sur les responsabilités sociales des entreprises vis-à-vis de leurs salariés et plus largement vis-à-vis de la société.

Le crédit d’impôt famille permet aujourd’hui le financement de nouvelles places en crèches. Ces places pourraient disparaître alors que ce service permet à de nombreux salariés de concilier plus facilement vie familiale et vie professionnelle et ainsi de mieux vivre leur engagement professionnel.

Cet article 7 du PLF menace des emplois directs. Il menace aussi les perspectives d’amélioration des conditions de travail et d’évolution des rémunérations. Quels employeurs seraient prêts à négocier dans les entreprises ou en branche des dispositions dont ils ne pourraient prévoir le financement dans un avenir proche ou moyen terme ?

L’instabilité des mesures économiques et fiscales dans les services à la personne est un argument majeur des représentants patronaux pour freiner le financement de l’amélioration de l’organisation du travail – par exemple le paiement des temps de déplacements, des indemnités kilométriques décentes- ou du décollage des rémunérations plafonnées au SMIC. 

Rappelons que ce secteur souffre d’un manque d’attractivité et de fidélisation de ses salariés, en grande partie parce que les conditions de travail sont difficiles et les rémunérations stagnantes.

Pour la CFDT-Services, le crédit d’impôt famille est un levier économique et social qu’il faut maintenir. C’est une question de bon sens.

La résolution CFDT-Services 2019-2023

Lors du quinzième congrès de la Fédération des Services qui s'est tenu du 25 au 28 juin à Lyon, les syndicats des Services ont adopté à 88.14 % l'avant projet de résolution. 

Téléchargez la feuille de route de la fédération pour 2019-2023. 

Près de 500 militants réunis pour le 15è congrès de la Fédération des Services

Le quinzième congrès de la Fédération des Services CFDT, première Fédération de la CFDT,  se déroulera du mardi 25 au vendredi 28 juin, au centre de congrès de Lyon.

Les 82 syndicats CFDT Services, par la voix de leur délégation, seront invités à voter le rapport d’activité 2015-2019, le rapport financier, ainsi que le projet de résolution 2019-2023 dont des amendements seront débattus entre syndicats, à la tribune.

Près de 500 militants participeront à ce moment d’exercice de démocratie représentative au cours duquel un temps sera réservé pour que les syndicats puissent débattre avec Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

Enfin, les syndicats éliront les membres de l’exécutif de la Fédération pour un mandat de quatre ans.

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