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Identifier, évaluer et prévenir les Risques Psycho Sociaux :
un enjeu pour un travail de qualité
Au-delà de l’actualité, la souffrance au travail est un vrai sujet de société. Dans un contexte de difficultés économiques et de concurrence croissante entre les entreprises, celles-ci doivent apprendre à motiver les salariés autrement que par le stress. Pour bien cerner la problématique de la souffrance au travail, un état des lieux dans l’entreprise est indispensable. Ces dites « grandes entreprise », de type France Télécom, lancent des études longues, minutieuses et couteuses et bien souvent sur la globalité du périmètre.
Ces expertises débouchent sur des résultats certes denses mais précis. Ils peuvent être une base efficace pour l’entreprise pour établir une politique de prévention sur les RPS pour peu que la motivation première soit bien de réduire les souffrances mentales et non obtenir un « pseudo label qualité » pour l’entreprise où il ferait bon vivre…
Si pour les équipes syndicales, la tentation est grande de « lancer » de tels questionnaires, il faut bien reconnaître qu’il s’agit là de travaux très fastidieux et scientifiques. Ce sont en fait des enquêtes psychosociales qui requièrent des compétences médicales, ergonomiques etc. Les équipes syndicales n’ont ni le temps, ni les moyens techniques et financiers pour s’engager dans de tels processus.
Un débat pour transformer sa propre souffrance en une problématique sociale partagée
Pour la CFDT, la souffrance au travail doit s’aborder tout naturellement par le débat. Le débat est une étape fondamentale pour dépasser le cap du cas individuel et en faire une problématique collective. Ensemble, les salariés sont plus forts. C’est pourquoi, même si un questionnaire est utile, il doit servir à impulser un débat pour une appropriation collective de la problématique.
Pour vous, le bien-être dans l’entreprise, c’est quoi ?
Le réseau Accident du Travail/Maladies Professionnel (AT MP) de la Fédération, constitué de militants d’entreprises des services et sensibilisé par la santé au travail, met aujourd’hui en avant un questionnaire qui se veut abordable par tous et, qui n’engage pas de discussions polémiques autour du mot « stress ».
« Le stress, c’est positif ! »
« Il y a du bon et du mauvais stress… » « Le stress, c’est stimulant… »
« Il faut rendre le stress négatif, positif ! Motivant ! »
Le plus facile pour engager la discussion sur des bases positives est de parler du concept du bien-être dans l’entreprise, pour vous c’est quoi ?
Vous souhaitez impulser un travail CFDT autour du stress professionnel et bâtir des revendications sur les RPS dans l’entreprise ?
Télécharger le questionnaire orienté bien-être au travail*
* inspiré du document INRS n°ns260 « Développement d’un questionnaire orienté bien-être
Télécharger l’outil confédéral « mode d’emploi, les RPS un enjeu de l’action syndicale sur le travail. »
Pour les équipes souhaitant effectuer un travail de fond, la Fédération propose une logistique qui va du dépouillement des questionnaires, jusqu’à l’aide et le conseil pour aider à établir une politique revendicative cohérente.
Quelques chiffres-clé…
Etat des lieux réalisé par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM-juillet 2009)
- La CNAM annonce avoir reconnu 28 suicides comme accident du travail sur les 72 demandes de reconnaissance reçues en dix-huit mois (janvier 2008 à juin 2009), dont cinq sont encore en cours d'examen.
- Pour Les Echos dans 85 % des demandes reçues par la CNAM, les victimes étaient des hommes, essentiellement âgés de 40 à 57 ans, et dans plus d'un cas sur deux le suicide est intervenu sur le lieu de travail. Tous les secteurs professionnels sont concernés : métallurgie (13 cas), commerce non alimentaire (10 cas), BTP (9 cas), services (16 cas) et chimie (4 cas).
Sondage CSA établi pour l’ANACT (mars 2009)
- 41 % des personnes interrogées se déclarent stressées
- Ce chiffre monte à 47 % pour les catégories socioprofessionnelles supérieures et à 57 % pour les cadres supérieurs
- 60 % des salariés qui se déclarent stressés le sont en raison de leur vie professionnelle
Etude INRS sur le coût social du stress en France pour l’année 2000
- de 830 à 1656 millions d’euros (a minima)
- ce qui représente 0,06 à 0,12% du PIB
- soit 10 à 20 % des dépenses de la branche accidents du travail / maladies professionnelles de la Sécurité sociale
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Pour en savoir + : http://www.inrs.fr/htm/developpement_questionnaire_oriente_bien-etre_pour.html |