Manpower : les partenaires sociaux ne se contentent pas de faire bien mais mieux pour des milliers de salariés !

Petit à petit, l’oiseau fait son nid. A force de détermination, la négociation d’accords permet d’obtenir des avancées pour les intérimaires. L’accord négocié et signé chez Manpower par la CFDT le montre et a pour objectif de renforcer le développement social des salariés intérimaires.

Il prévoit entre autres :

  • Le droit à la prise de congés par anticipation dès 15 jours travaillés consécutifs ;
  •  L’instauration de seuil complémentaires pour élargir l’accès à la gratification anniversaire ;
  •  L’amélioration du dispositif de parrainage avec la réévaluation qui passe de 50 euros en bons Cadhoc à une prime de 150 € ;
  •  L’accès des intérimaires aux congés spéciaux supplémentaires (Un jour ouvrable en cas de décès d’un parent, conjoint, ou enfant) ;

Démonstration qu’un dialogue social de qualité produit des résultats utiles pour tous, Manpower s’est aussi engagée à initier au cours du premier semestre 2019 des négociations relatives à la Gestion prévisionnelle des Emplois et des Compétences.

Cet accord bénéficiera à des milliers de salariés.

A noter que seules la CGT et la CFTC ont refusé de le signer.

L’accord sur les risques psychosociaux enfin signé chez les huissiers !

Voilà plus de 18 mois que les négociations relatives aux risques psychosociaux avaient été lancées par la CFDT. Une nette augmentation du nombre de longues maladies, incapacité, invalidité signalée par la CARCO en commission paritaire début 2017, avait alerté la CFDT qui s’était interrogée sur les difficultés que pouvaient rencontrer les salariés de cette profession dans le cadre de leur travail ainsi que sur la manière de remédier à ce malaise.

Le 26 juin 2018, un accord a enfin pu être signé.

Points forts de cet accord :
  • Sensibilisation des employeurs, des salariés et des clients
  • Peu d’actions de prévention mais actions réalisables
    • Actions d’information et de sensibilisation régulières
    • Formations à maintenir et à développer
    • Création et mise en place (en ligne) d’un Document Unique adapté à la profession (petites structures) afin d’en faciliter l’utilisation
    • Proposition d’une charte éthique qui peut être affichée dans les salles d’attentes
    • Renforcement du droit d’expression des salariés
    • Développement d’une politique d’écoute individuelle
    • Mise en place d’indicateurs permettant le suivi de l’accord en CPPNI (commission de suivi)

Nouvel accord suite à l’annulation d’une partie de la convention collective des entreprises de services à la personne

La Fédération des Services CFDT est signataire de 2 accords négociés ensemble à la suite de la décision du Conseil d’Etat, saisi par la CGT, qui a annulé l’extension de quelques points de la convention collective des Entreprises de services à la personne.

Les organisations syndicales dont la CFDT ont donc accepté de négocier rapidement pour que ces points soient de nouveaux en vigueur et ont obtenu en contrepartie l’ouverture de négociations sur d’autres thèmes.

Cette première négociation avait pour objectif de rétablir la possibilité pour les employeurs de modifier les plannings des intervenants dans un délai inférieur à 7 jours et d’effectuer des heures complémentaires jusqu’à 33% (point b) de la section 3 et point i) de la section 2 du chapitre II de la partie 2). Une durée minimale de travail continue a donc été fixée à une heure (durée de travail rémunérée qui peut comporter plusieurs prestations et temps de déplacement rémunéré ou temps d’interruption rémunéré) et une contrepartie pour les salariés à temps partiel dont le délai de prévenance en cas de changement de planning est inférieur à 7 jours, contrepartie qui consiste en un droit au refus de ce changement 7 fois par an avec une confirmation par écrit de l’employeur qui rappelle les plages d’indisponibilité de l’employeur.

S'abonner à ce flux RSS

Outils

Partenaires

A propos