Fermeture d’hypers et restructuration dans le groupe Casino : la CFDT demande des comptes et adresse une lettre ouverte au PDG

Les salariés du groupe Casino et leurs représentants ont appris par la presse le projet de restructuration du groupe qui risque de laisser sur la touche de nombreux salariés.

La CFDT vient d’adresser une lettre ouverte à Jean-Charles Naouri, PDG du groupe, pour demander la tenue d’un comité de groupe extraordinaire mais pas que.

Dans ce courrier, la CFDT dénonce également le manque de considération - totalement décomplexé -  de la direction vis-à-vis des organisations syndicales qui n’ont été ni associées ni  entendues sur le projet de restructuration révélé ce jour dans la presse.

La CFDT ne laissera pas faire n’importe quoi avec l’avenir des salariés.

Communiquer sur ses valeurs sociales, c’est bien. Les appliquer, c’est mieux.

Signature d’un accord mondial à Partouche : une première dans les groupes casinotiers français

La CFDT Services a participé le 17 septembre à une première dans le secteur des casinos : la signature d’un accord mondial entre le Groupe casinotiers PARTOUCHE, et la fédération syndicale internationale UNI Global Union.

La Secrétaire générale d’UNI, Christy Hoffman, le secrétaire régional Europe, Oliver Roethig et la responsable du secteur jeu, Giedre Lelyte, la Présidente d’UNI jeu Pilar Rato Rodriguez, et le Vice-Président UNI Jeux Europe, Jean Christophe Tirat étaient réunis pour cet événement avec le groupe Partouche, représenté par Ari Sebag.

Cet accord consacre l'engagement de l'entreprise sur les droits des salariés comme la sécurité et la santé au travail, les libertés syndicales de négociation et d’adhésion, le respect des droits humains et des normes de l’OIT etc.

Bien que non-contraignants, les accords mondiaux sont des accords de principes qui engagent l’éthique et l’action des entreprises.

Les fédérations syndicales françaises FEC-FO et la CFDT Services ont participé à l’initiative d’un tel accord, qui est un signe positif en faveur du bien-être au travail.

Un exemple à suivre pour les groupes de casinos français qui se développent aussi à l’international.

Communiqué intégral d’UNI :

https://www.uniglobalunion.org/fr/news/laccord-mondial-conclu-entre-le-groupe-partouche-et-uni-global-union-ameliore-les-normes-du

La négociation peut-elle tout ? Analyse juridique suite à la décision sur le CDI Intérimaire

Dans sa décision du 12 juillet 2018 (n°16-26.844), la Cour de cassation casse la décision du TGI de Paris selon laquelle les partenaires sociaux avaient bien compétences pour conclure l’accord relatif à la sécurisation des parcours professionnels des salariés intérimaires des entreprises de travail temporaire ( du 10/07/2013).  A l’origine, le Conseil d’Etat, suite à la saisine de FO en contestation de l’arrêté du 22 février 2014 portant extension de l’accord relatif à la sécurisation des parcours professionnelles des salariés intérimaires des entreprises de travail temporaire (du 10/07/2013), dans sa décision du 8 juillet 2015, avait renvoyé les parties devant le TGI sur le point de savoir si les partenaires sociaux ont compétences pour créer le CDI intérimaire. Le 15 novembre 2016 le jugement du TGI de Paris avait débouté FO.

Questions réponses avec Véronique Revillod, secrétaire nationale et éclairage juridique avec Béatrice Bursztein, avocate associée au sein du cabinet LBBA.

 

2 questions à Véronique Revillod, secrétaire nationale en charge du pôle services aux entreprises et aux particuliers. 

 

VéroRev

CFDT-Services :  Quel regard portez-vous sur la stratégie judiciaire de FO ?

VR : Ce recours en justice de FO intervient alors que plus de 35 000 CDI Intérimaires ont déjà été signés et que les leaders du travail temporaire viennent de s’engager sur la création de milliers de CDII. Il est regrettable de constater que la stratégie de FO revient en fait à faire confiance à l’Etat qui valide un dispositif moins favorable que celui négocié par les partenaires sociaux.  En effet, l’article 56 de la loi Rebsamen du 17 août 2015, qui permet de conclure jusqu’au 31 décembre 2018 des CDII à titre expérimental contient des revendications du PRISM, organisation patronale, notamment sur la carence. La clé d’appréhension du sujet de la CFDT repart des origines du projet avec des objectifs clairs : la mise en place d’un système de régulation du recours aux contrats courts et la sécurisation des parcours des intérimaires. Les chiffres de la DARES le démontrent : l’expérimentation Rebsamen permettant notamment l’absence de carence pour les CDI Intérimaire augmente la possibilité d’embauche. Et Il faut savoir que 77 % des salariés en CDII au moment de l’enquête conseilleraient à un proche de le signer.

 

S'abonner à ce flux RSS

Outils

Partenaires

A propos