[Communiqué de presse] : La CFDT signe l’accord sur le travail du dimanche dans la branche des succursalistes de l’habillement

La CFDT a signé l’accord sur la réglementation du travail dominical dans la branche des succursalistes de l’habillement qui emploie plus de 100 000 salarié-es.

La CFDT est contre la généralisation du travail du dimanche mais elle ne souhaite pas fragiliser davantage ce secteur qui est confronté à de nombreuses fermetures ou cession d’enseignes (Vivarte,Tati, Mim, Gap, …) et doit faire face à la concurrence digitale et aux nouveaux comportements de la clientèle.

Ouvrir les magasins d’habillement le dimanche représente une sérieuse possibilité d’améliorer les résultats des entreprises, de sécuriser l’emploi et de générer des embauches.

L’accord négocié prévoit les dispositions suivantes :
  • L’intégration des salarié-es des Corners* dans l’accord ;
  • La réversibilité avec un délai d’un mois et demi et quinze jours pour les femmes enceintes ;
  • Une limitation fixée à 26 dimanches travaillés soit un week-end sur deux ;
  • L’amélioration de la gestion du temps avec la journée complète qui ne comptabilisera pas moins de 5h de travail effectif et la demi-journée qui devra comptabiliser 3h30 de travail effectif ;
  • L’adaptation des horaires en cas d’élections pour faciliter et favoriser l’expression citoyenne des salarié-es ;
  • La prise en compte des salarié-es de la sous-traitance dans les contrats passés avec les entreprises ;
  • Une majoration de 100% complétée par un repos compensateur égal aux heures travaillées en cas d’heures supplémentaires ;
  • La rémunération de chaque heure sur la base 1/22ème du salaire pour les cadres ; 
  • La prise en charge des frais de garde d'enfants, plafonnée à 1830 € par an, et le CESU fixé à 40 euros pour les moins de 12 ans et moins de 16 ans en situation d’handicap ;
  • La sécurisation de 850 emplois ;
  • La création de 250 emplois minimum dans les 3 ans.

Les accords d’entreprises ne pourront pas déroger à cet accord de branche hormis s’ils offrent aux salariés un cadre juridique plus avantageux.

La CFDT et la CFTC sont signataires. Elles cumulent à elles deux 50.32% de représentativité, ce qui conforte cette signature.

* Stands dans les galeries marchandes comme aux Galeries Lafayette ; dans les grands magasins et magasins populaires.

Hôtels Cafés Restaurants : la CFDT dit NON à la coupure de 5 heures pour les salariés à temps partiels

Sous prétexte de limiter le recours aux contrats à durée déterminée, les employeurs des HCR veulent imposer une coupure entre deux séquences de travail de 5 heures dans la même journée pour les salariés à temps partiel.

Cette durée contraignante est contraire à la loi qui n’en prévoit que 2 heures maximum (L. 3123-16). Pire, elle imposerait aux salariés de ces contrats précaires une amplitude de coupure plus importante que celle des salariés à temps plein (3 heures maximum).

Pour cette dérogation, les représentants des employeurs ne proposent aucune réelle contrepartie.

Pourtant, les coupures constituent une forme de pénibilité pour les salariés déjà en situation de précarité. Désorganisation, impossibilité d’avoir d’autre contrats, temps de transports supplémentaires ou être forcé de demeurer à proximité du lieu de travail, autant de contraintes imposées par le système des coupures et qui seraient aggravées par le passage aux 5 heures.

Si votre employeur vous propose un contrat avec 5 heures de coupure, il est dans l’illégalité même s’il a obtenu au préalable votre accord.

La CFDT, malgré son ouverture au dialogue, est défavorable à cette proposition patronale contraire aux intérêts des salariés et fera tout pour s’opposer si des organisations de salariés, moins scrupuleuses de la santé et des conditions de travail des salariés à temps partiel, allaient dans le sens du patronat.

Avec la CFDT, le refus de subir et halte au marché de dupes ! 

Face à 75% des salariés en grève, FDG Group décide de rouvrir les négociations

L’intersyndicale CFDT –CGT-CFE/CGC et FO a appelé les salariés à la grève suite à des négociations annuelles obligatoires infructueuses dans l’entreprise de commerce de gros FDG Group. Lundi et mardi, ce sont 75% des 680 salariés  qui se sont mobilisés dans six sites de l’entreprise répartis dans toute la France.

Principales revendications de l’intersyndicale :
  • 4% d'augmentation pour l'ensemble du personnel ;
  • 1000 € de gratification en compensation des promesses non tenues depuis 7 ans.

«  L’entreprise a distributé des dividendes de 8 millions aux actionnaires cette année et la revente de la société au cm cic de plus du double du prix d'achat montre que FDG Group est en bonne santé et peut largement remercier les salariés pour ses résultats. Notre mobilisation a permis d’amener la direction à reprendre les négociations le 27 juin, nous cessons le mouvement ce soir avec la promesse de véritables propositions de la direction.» explique Laurent Cassina, délégué CFDT.

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