Salariés du particulier employeur : nouveaux minima salariaux applicables au 1er août 2018

 

L’avenant salarial n° S40 signé le 12 janvier 2018 par la FEPEM, la CGT et FO a été étendu par un arrêté paru au Journal officiel le 24 juillet 2018. Il est donc applicable pour tous les salaires minimums des Salariés du Particulier Employeur à partir du 1er août.

 

C’est-à-dire que les SPE ne peuvent pas être payés moins que les montants indiqués dans cette grille selon leur métier et le niveau associé (voir la classification à l’article 2 de la CCN IDCC 2111).

 

 

 

Niveau

Salaire horaire brut

Salaire mensuel brut

(174 heures)

Majoration pour certification de branche

Salaire horaire brut avec certifications de branche

Salaire mens. brut avec certifications de branche

I

9,98

1 736,52

3 %

10,28

1 788,72

II

10,01

1 741,74

3 %

10,31

1 793,94

III

10,21

1 776,54

3 %

10,52

1 830,48

IV

10,40

1 809,60

3 %

10,71

1 863,54

V

10,60

1 844,40

4 %

11,02

1 917,48

VI

11,12

1 934,88

4 %

11,56

2 011,44

VII

11,12

1 934,88

VIII

11,79

2 051,46

IX

12,48

2 171,52

X

13,24

2 303,76

XI

14,10

2 453,40

XII

15,02

2 613,48

 

 

L’avenant ne modifie pas l’évaluation forfaitaire des avantages en nature repas et logement. Le coût d’un repas reste donc évalué à 4,70 € et le coût du logement à 71 €.

 

La Fédération des Services CFDT a refusé de signer cette grille des minimas salariaux car, comme nous l’avons déjà expliqué, même si le premier niveau est au-dessus du SMIC, il y a un tassement entre les niveaux suivants qui fait que, par exemple, le niveau III où se situent les deux emplois de garde d’enfants, l’assistant de vie A et l’employé familial auprès d’enfants ne seraient plus qu’à 23 centimes du niveau I alors qu’il était à 35 centimes auparavant et les niveaux VI et VII sont au même niveau (surement pour ne pas bousculer les pouvoirs publics financeurs de la Prestation de Compensation du Handicap). Le fait de ne pas respecter les écarts entre les niveaux gomme les résultats d’une négociation la grille de classification à critères classants des métiers de la branche qui a généré des travaux importants, négociation qui constituait une véritable avancée pour ce secteur si singulier.

 

Les négociations nationales dans les Hôtels Cafés Restaurants ? Une grille de salaire et puis c’est tout ! répond le patronat.

Depuis 2017, le patronat impose le « sur place » sur des sujets tels que le travail du dimanche, le toilettage de la grille de classification, les chèques vacances, les saisonniers, et une multitude d’autres thèmes restés en suspens...

Il a fallu batailler dur pour arracher l’accord de revalorisation des salaires minima qui fait bénéficier aux salariés d’une augmentation moyenne de 1,4% tous niveaux confondus.

Or, la négociation salariale n’est qu’un des sujets de négociations sur plus d’une dizaine de thèmes obligatoires (handicap, égalité pro, etc.).

La CFDT exige des véritables négociations et non des négociations de façade pour les 800 000 salariés de la branche, dont la majorité sont des salariés précaires avec des conditions de travail de plus en plus pénibles.

La branche ne peut gagner en attractivité si le collège patronal continue de cultiver une déliquescence du dialogue social.

La CFDT a pris ses responsabilités en faisant des propositions constructives et réalistes, lors des commissions paritaires.

Au tour des autres partenaires sociaux de la branche d’assumer leurs responsabilités.

Les salaires de la branche de la restauration rapide sont revalorisés de 1,3% et de nouveaux droits aux congés sont créés

La CFDT a signé un nouvel accord salaires dans la restauration rapide et un accord annexe sur l’amélioration des conditions de travail des salariés.

Le pouvoir d’achat des salariés est revalorisé à 1,3% en moyenne.

Une nouvelle tranche est créée pour la prime annuelle conventionnelle (PAC), ce qui nous rapproche un peu plus d’un futur 13ème mois pour les salariés de la branche.

Anciennetés

Montant brut

1 à - 3 ans

170€

3 à - 5 ans

200€

5 à - 10 ans

270€

+ 10 ans

370€

La CFDT a également signé un accord qui permet d’améliorer la qualité de vie au travail des salariés dont ceux qui travaillent de nuit. Cet accord prévoit : 

  • L’augmentation de majoration de nuit entre 2h et 6h à 30%,
  • L’extension du transport de nuit au VTC et une revalorisation du remboursement à 21€,
  • La création d’un congé spécial déménagement de 2 jours rémunérés,
  • La création d’un congé étudiant qui accorde 5 jours de congés non rémunérés tous les 60 jours travaillés.
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