Suppression du crédit d’impôt famille : un projet d’arrière-garde aux conséquences désastreuses pour les services à la personne.

La CFDT-Services a pris connaissance avec consternation de l’intention du gouvernement de supprimer le crédit d’impôt famille (CIF).

Inscrite dans l’article 7 du projet de loi de finances 2020 (PLF) et alors que le secteur souffre déjà d’un manque d’attractivité, cette suppression aurait des conséquences désastreuses pour l’emploi dans les entreprises de services à la personne accueillant des enfants de moins de 3 ans mais pas que.

Si elle devait se concrétiser, cette mesure enverrait un message d’arrière-garde sur les responsabilités sociales des entreprises vis-à-vis de leurs salariés et plus largement vis-à-vis de la société.

Le crédit d’impôt famille permet aujourd’hui le financement de nouvelles places en crèches. Ces places pourraient disparaître alors que ce service permet à de nombreux salariés de concilier plus facilement vie familiale et vie professionnelle et ainsi de mieux vivre leur engagement professionnel.

Cet article 7 du PLF menace des emplois directs. Il menace aussi les perspectives d’amélioration des conditions de travail et d’évolution des rémunérations. Quels employeurs seraient prêts à négocier dans les entreprises ou en branche des dispositions dont ils ne pourraient prévoir le financement dans un avenir proche ou moyen terme ?

L’instabilité des mesures économiques et fiscales dans les services à la personne est un argument majeur des représentants patronaux pour freiner le financement de l’amélioration de l’organisation du travail – par exemple le paiement des temps de déplacements, des indemnités kilométriques décentes- ou du décollage des rémunérations plafonnées au SMIC. 

Rappelons que ce secteur souffre d’un manque d’attractivité et de fidélisation de ses salariés, en grande partie parce que les conditions de travail sont difficiles et les rémunérations stagnantes.

Pour la CFDT-Services, le crédit d’impôt famille est un levier économique et social qu’il faut maintenir. C’est une question de bon sens.

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