Fermeture d’hypers et restructuration dans le groupe Casino : la CFDT demande des comptes et adresse une lettre ouverte au PDG

Les salariés du groupe Casino et leurs représentants ont appris par la presse le projet de restructuration du groupe qui risque de laisser sur la touche de nombreux salariés.

La CFDT vient d’adresser une lettre ouverte à Jean-Charles Naouri, PDG du groupe, pour demander la tenue d’un comité de groupe extraordinaire mais pas que.

Dans ce courrier, la CFDT dénonce également le manque de considération - totalement décomplexé -  de la direction vis-à-vis des organisations syndicales qui n’ont été ni associées ni  entendues sur le projet de restructuration révélé ce jour dans la presse.

La CFDT ne laissera pas faire n’importe quoi avec l’avenir des salariés.

Communiquer sur ses valeurs sociales, c’est bien. Les appliquer, c’est mieux.

OPA Club Méditerranée : Quel avenir pour les GE* et GO**?

Dans la bataille financière en cours des spéculateurs sur la valeur de l’action Club Méditerranée, la CFDT entend le personnel qui s’inquiète de l’avenir du groupe et des conséquences sociales en fonction des suites possibles de l’OPA.

Les 24 000 GE* et GO** qui par leur travail rendent des services aux GM*** et font vivre le Club Méditerranée, attendent de connaitre quelles évolutions du capital vont transformer l’entreprise et leur avenir professionnel.

Depuis 10 ans, dans un contexte de crise du tourisme au plan européen, la stratégie du Club Méditerranée de montée en gamme a abouti à une diminution de près de la moitié de ses villages dans le monde (121 en 2000 pour 64 en 2014) et dans le même temps à une réduction de la durée des contrats de travail du personnel saisonnier, avec une sous-traitance de l’emploi dans certains sites, sans que la rentabilité financière du groupe Club Med soit de retour.

Si la direction a informé les membres du Comité Européen de Dialogue Social (équivalant à un comité d’entreprise européen) du Club Méditerranée sur les enjeux économiques de l’internationalisation pour le développement du groupe Club Med, ces derniers sont toujours en attente d’une réponse favorable à la proposition d’instituer une Instance Transnationale d’Engagements pour débattre des enjeux sociaux en termes de sécurisation des emplois, de développement des qualifications et des conditions de la mobilité au niveau mondial. Cette instance serait négociée avec notre fédération internationale UITA.

Les GE - GO et l’ensemble des organisations syndicales du Club Méditerranée sont en attente d’engagements sociaux pour l’avenir par ceux qui souhaitent investir dans cette multinationale du tourisme.

* GE : Gentil Employé = personnel recruté sur place pour des tâches d’entretien ou de cuisine
** GO : Gentil Organisateur = personnel d’animation
*** GM : Gentil Membre = clients

Groupe DBA-DIM : la CFDT, 1ère force syndicale chez DIM, n’accepte pas la suppression de 142 postes et la disparition d’un métier « made in France »

Alors que le pacte de responsabilité demande aux dirigeants des entreprises de jouer le jeu de la loyauté en faveur de l’emploi, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE)* a été signé le 22 mai.

Ce plan va supprimer un métier historique celui des démonstratrices - vitrine du luxe et du savoir-faire français que les politiques savent si bien vendre lorsque ça leur convient.

Dès le début des négociations, la CFDT, première organisation syndicale, a alerté sur l’objectif de DIM qui n’est autre que de préparer le terrain pour une revente, sacrifiant ainsi une population qui ne rentre plus dans leurs critères.

La CFDT n’accepte pas ce plan social. Elle demandera des comptes sur la responsabilité sociale du groupe.

Elle saura se donner les moyens de bloquer ce plan social seniores.

* Repères :

Les démonstratrices , les « démos », sont visées par le PSE. Cette population est en grande précarité, entièrement féminine avec une moyenne d’âge de 51 ans, une moyenne d’ancienneté de 15,5 ans, 52% des démonstratrices sont à temps partiel et ou intermittentes, 1/3 travaillent moins de 24 heures pour un salaire au taux horaire légèrement au-dessus du SMIC.

L’entreprise n’a jamais anticipé l’employabilité :

les salariées qui seront prochainement au chômage n’ont jamais bénéficié de formation…

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