Automatisation des métiers : débat sur France Culture.

Ce lundi, Olivier Guivarch était l’invité du journaliste Hervé Gardette dans l’émission radio Du grain à moudre sur France Culture. L’occasion de parler de l’automatisation des métiers, en particulier de celui de caissier dans la grande distribution, aux côtés de deux autres intervenants.

Faut-il sauver les caissières de supermarché ? C’est la question qu’a posé le journaliste Hervé Gardette lundi soir aux trois intervenants de son émission Du grain à moudre sur France Culture : Olivier Guivarch, secrétaire général de la Fédération des Services CFDT, Sophie Bernard, maîtresse de conférences en Sociologie à l'Université Paris Dauphine et chercheure à l’IRISSO (Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales), et Nicolas Le Ru, économiste et membre du département Travail-Emploi-Compétences de France Stratégie.

Olivier Guivarch a expliqué qu’il ne s’agit pas d’une situation binaire où la CFDT serait pour ou contre l’automatisation des métiers. Le véritable enjeu est plutôt d’arriver à anticiper les transformations et les conséquences des progrès techniques pour qu’elles ne se développent pas au détriment des salariés. Il faut aussi pouvoir anticiper le nombre d’emplois concernés, même si c’est compliqué, pour pouvoir accompagner, informer et former au mieux les salariés. Cette anticipation n’est possible que s’il y a du dialogue social. C’est en discutant avec les employeurs qui introduisent les nouvelles technologies dans l’entreprise qu’il est possible d’anticiper la transformation des métiers. « Pour l’instant, les employeurs sont dans une recherche de la meilleure technologie qui soi. Et c’est pour ça que c’est maintenant que l’on doit discuter de ces différentes technologies » précisait-il, avant de parler des conditions de travail sur lesquelles il sera essentiel de veiller. « L’automatisation peut faire naître de nouvelles pénibilités, de nouvelles conditions de travail difficiles. Quand on passe d’un encaissement à une surveillance, cela peut rendre stressant notre métier. »

Ce sujet, plus que d’actualité, a aussi permis au secrétaire général de la CFDT Services de rappeler l’importance des syndicats auprès des salariés : « Il est clair que les conditions de travail vont évoluer, avec l’introduction de nouvelles technologies, d’où l’importance d’avoir des représentants du personnel formés, syndiqués qui ont la capacité d’agir sur le travail, d’en discuter avec les managers et les employeurs dans des commissions qui sont adéquates et dans lesquelles on peut vraiment changer le travail. C’est en changeant le travail que l’on change la société. »

 

Pour écouter l’émission :

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-lundi-12-fevrier-2018

Pour aller plus loin :

L'effet de l'automatisation sur l'emploi : ce qu'on sait et ce qu'on ignore : note d'analyse de France Stratégie par Nicolas Le Ru, juillet 2016, lien : http://www.strategie.gouv.fr/publications/leffet-de-lautomatisation-lemploi-quon-sait-quon-ignore

Sophie Bernard, Travail et automatisation des services. La fin des caissières ?, Toulouse, Octarès, 2012, 192 p.

Marlène Benquet, Encaisser ! Enquête en immersion dans la grande distribution, Paris, La Découverte, 2013, 331 p.

PIMKIE : la Direction tente d’abuser des clauses de mobilité pour licencier 83 salariés à moindre coût.

Le 12 février dernier, la CFDT Pimkie a participé aux négociations concernant la restructuration de l’enseigne. En intersyndicale avec la CGT et FO, elle revendiquait que tous les salariés des magasins programmés à la fermeture soient traités de manière identique et qu’ils puissent tous prétendre aux mesures du plan de départs volontaires.

La Direction s’y est opposée et reste totalement inflexible, ce qui bloque les négociations. « Plutôt que de traiter ses salariés de manière égale, Pimkie préfère licencier 83 salariés à moindre coût en utilisant abusivement les clauses de mobilité. Ces salariés seraient donc exclus du plan de départs volontaires, et ne pourraient pas profiter des mesures déjà négociées » s’insurge Marie-Annick Merceur, déléguée CFDT.

Pour la CFDT, ce n’est pas un comportement responsable, et encore moins acceptable. Au contraire, cela démontre le peu d’intérêt que porte la Direction à ses salariés, utilisés comme simple variable d’ajustement économique.

La CFDT n’acceptera pas que les 83 salariés, dont on veut honteusement se débarrasser, soient laissés-pour-compte et se battra, aux côtés des autres syndicats de l’intersyndicale, pour que tous les salariés puissent bénéficier des mesures du plan de départs volontaires.

Pour suivre l’actualité de l’équipe Pimkie : https://www.facebook.com/Cfdt.Pimkie/

Si vous êtes salarié chez Pimkie, répondez au sondage de la CFDT : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScl8l8IWYlc2pLgiWRWvJeg2NQxiHoTtxqL_XxqbWN_b1Pa7g/viewform  

Qu’est-ce qu’une clause de mobilité ?

La clause de mobilité vous engage à accepter par avance une modification de votre lieu de travail dans une zone géographique définie précisément. Elle peut être intégrée à votre contrat de travail ou à la convention collective dont vous dépendez. Toutefois, l’absence de clause n’empêche pas la mobilité sous certaines conditions.

Pour en savoir plus sur la mobilité : https://www.cfdt.fr/portail/vos-droits/fiches-juridiques/depart-de-l-entreprise/mobilite/la-mobilite-rec_66536

Pomona EpiSaveurs : la CFDT obtient une prime d’ancienneté et une augmentation générale des salaires de 1,2% !

Avec une représentativité de 77 %, la CFDT est la première force syndicale chez Pomona EpiSaveurs, filiale du groupe de commerce de gros Pomona (11 000 salariés). Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, la CFDT a décroché une augmentation de salaire de 1,2 % pour les 1476 salariés de Pomona EpiSaveurs. Cette valorisation salariale prendra effet au 1er janvier 2018 et sera complétée par une autre avancée non négligeable : l’instauration d’une prime d’ancienneté à partir du 1er janvier au bénéfice des non cadres :

  • 5 ans d’ancienneté → 10 € brut / mois, soit 120 € / an
  • 10 ans d’ancienneté → 20 € brut / mois, soit 240 € / an
  • 15 ans d’ancienneté →30 € brut / mois, soit 360 € / an

Pomona SA : la CFDT obtient une augmentation générale de 42 € par mois !

La CFDT, deuxième organisation syndicale représentative avec plus de 33,32 %, est parvenue grâce à un dialogue social de qualité à négocier un accord sur les salaires pour l’année 2018 dans l’entreprise de commerce de gros Pomona SA. La CFDT a ainsi garanti à l’ensemble des 6816 salariés une augmentation salariale importante, basée sur deux éléments de rémunération :

  • 42 €/mois d’augmentation générale, soit 546 € sur 13 mois. Cette augmentation sera appliquée dès le 1er Février avec effet rétroactif au 1er janvier.
  • L’alignement total des modalités de calcul de l’indemnité de départ en retraite des employés/ouvriers et des maîtrises sur celui des cadres sur la base de la convention collective.

Les arguments et les propositions des représentants CFDT ont fait mouche auprès de la Direction et auront un effet non négligeable sur le pouvoir d’achat des salariés. Une démonstration de la qualité de l’engagement CFDT !

CF tract joint

Franchise- location gérance : Carrefour ne doit pas solder ses salariés

Carrefour a décidé de céder à  des  repreneurs  la  gestion de 5 hypermarchés* jugés non rentables à partir du mois d’avril. Cela concerne plus de 600 salariés !

La CFDT craint qu’à terme un grand nombre d’hypermarchés soient visés.

Le passage en location-gérance a de graves conséquences sur la rémunération et le statut collectif des salariés concernés. En effet, les repreneurs dénoncent les accords d’entreprise et ramènent la plus grande partie des avantages sociaux au niveau de la branche. C’est d’ailleurs déjà ce que vivent les salariés de nombreux supermarchés Carrefour Market ! Cette situation n’est pas acceptable.

La CFDT estime en effet la perte de rémunération à 2 mois par an pour les salariés concernés ! Elle demande donc que Carrefour compense par le biais d’une indemnité les conséquences de sa décision et qu’elle conclue une charte sociale avec les repreneurs afin de maintenir le maximum d’avantages sociaux.

Dans un premier temps et à partir du 10 janvier (début des soldes), la CFDT Carrefour, qui n’exclue aucune forme d’action dans les semaines qui viennent, appelle les salariés de tous les magasins à manifester leur solidarité en signant la pétition présentée par ses militants.

Ceci afin de soutenir l’ensemble de ses revendications durant les négociations qui se déroulent actuellement.

*Montluçon, Château-Thierry, Cahors, Flers et Saint-Lô

Projet de cession en franchise de 22 magasins Galeries Lafayette : la CFDT vigilante

Lors du Comité Central d‘Entreprise du 14 novembre 2017, la direction a annoncé son projet d’affiliation de 16 magasins CONCEPT (Agen, Angoulême, Beauvais, Belfort, Chalon sur Saône, Chambéry, Dax, La Roche Sur Yon, La Rochelle, Libourne, Lorient, Montauban, Niort, Saintes, Tarbes, Toulon) et 6 magasins CHALLENGE (Amiens, Bayonne, Besançon, Caen, Cannes et Rouen).

Plus de 1000 salariés sont concernés.

La CFDT sera très attentive à la pérennité de l'emploi, aux conditions de travail et au pouvoir d’achat des salariés des magasins qui seront affiliés.

Elections chez Manpower : Votez CFDT avant le 2 décembre !

Le compte à rebours est lancé : le premier tour des élections chez Manpower aura lieu le 5 décembre prochain. Les intérimaires et salariés des agences sont appelés à voter par correspondance avant le 2 décembre (date limite de l’envoi). Parlez-en autour de vous et ensemble faisons gagner la CFDT !

Suivez l’actualité de la CFDT Manpower sur Facebook : https://www.facebook.com/cfdtmanpower/

Lire la profession de foi en pièce jointe. 

Capture Manpo

[Parole de militant.e] La CFDT Boulanger s’affiche en grand.

Image2La Fédération des Services CFDT accompagne l’équipe syndicale de Boulanger dans sa campagne de développement. Anne-Sophie Carpentier, déléguée syndicale centrale (DSC) nous parle des actions menées par la CFDT Boulanger dans les magasins, les entrepôts et au siège.

CFDT Services - Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de vous afficher en grand ?

Anne-Sophie – Notre stratégie de développement repose principalement sur la communication et l’utilisation des différents outils disponibles. Cela nous permet de toucher un maximum de salariés. L’affichage grand format, dans un axe de circulation important, était inédit pour nous et nous avons réalisé une affiche avec un message adressé aux 600 salariés du siège, notamment aux cadres qui sont très peu syndiqués. Cette initiative permet aussi de faire un coup de pub à la CFDT en général. Etre connu et reconnu est important pour notre action.

CFDT Services - Quels objectifs vous êtes-vous fixés avec cet affichage ?

Anne-Sophie – Beaucoup de salariés ont une mauvaise image du syndicalisme, souvent par méconnaissance. Nous voulons montrer que le syndicalisme a évolué et que l’action de la CFDT s’inscrit dans une démarche constructive et responsable ; d’autant plus que nous avons la chance d’être dans une entreprise qui se développe beaucoup, qui sait s’adapter aux évolutions du marché. Cet affichage est une expérimentation qui montre aux adhérents que nous sommes actifs. Nous espérons aussi qu’elle permettra d’engager des discussions autour de la CFDT et de provoquer des adhésions. Les résultats se verront à long terme.  

La CFDT s’invite chez l’Hyper-U de Clermont l’Hérault #ChangeonsLeTravail

Le 9 novembre dernier, dans le cadre de la journée de mobilisation CFDT #ChangeonsLeTravail, les militants et militantes du Syndicat des Services de l’Hérault (Syser 34) se sont lancés un pari.  Rencontrer des salariés du supermarché Hyper U à Clermont l’Hérault, où la CFDT n’était jusque-là pas implantée.

Cette action de proximité avait plusieurs objectifs :

  • Faire mieux connaître le syndicalisme que défend la CFDT.
  • Rendre plus visibles la CFDT dans les entreprises et expliquer son utilité.
  • Echanger avec les salariés sur leur quotidien professionnel et les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans l’entreprise.

Article Hérault

Pour Philippe Asker, secrétaire général du syndicat Syser 34, ce type d’initiative est primordial pour changer la vision que peuvent avoir les salariés sur le syndicalisme et développer la présence de la CFDT dans les entreprises. Cette mobilisation était d’autant plus importante que la CFDT n’était pas représentée jusqu’alors dans le magasin. Une initiative utile pour les salariés et qui se solde par une adhésion et 12 promesses d’adhésion à la CFDT !

Preuve que c’est avant tout notre présence auprès d’eux qui convainc les salariés de nous rejoindre.

CASTORAMA - GROUPE KINGFISHER : disparition de métiers et délocalisation, la CFDT est sur ses gardes

Dans le cadre de la mise en œuvre de son « dispositif d’accompagnement des projets de transformation », Castorama, enseigne du groupe Kingfisher,  a engagé en juillet un projet d’accord de méthode concernant un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

Le dispositif d’accompagnement implique en effet la suppression des métiers de gestionnaires administratives, comptables au plus tard en juin 2019 (environ 170 salariés), et des assistantes RH sous 3 à 5ans (environ 80 salariées).

La CFDT s’inquiète aujourd’hui des reports successifs des réunions de négociation et des modifications du périmètre du PSE par une direction qui a, de surcroît, annoncé le 8 novembre la délocalisation en Pologne des services comptabilité et finance des sièges de toutes les enseignes du groupe Kingfisher.

Environ 500 salariés de Castorama sont concernées par le PSE. L’enseigne Brico Dépôt sera également impactée.

Pour la CFDT, ces suppressions d’emplois dans le cadre du PSE ne sont pas liées à des difficultés économiques mais à des stratégies de groupe pour une rentabilité poussée à l’extrême.

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