[Parole de militant-e] Un engagement XXL

"Je travaille dans un milieu qui, contrairement à ce que l’on croit, est très organisé. Tout est calculé, il n’y a pas vraiment de place pour l’improvisation."

Eléonore Toupet, 29 ans, est assistante manager chez Mango, entreprise d’habillement espagnole qui compte 134 boutiques en France. Depuis un peu plus d’un an elle a également enfilé la casquette de déléguée syndicale CFDT, motivée par l’envie d’améliorer les conditions de travail de ses collègues. 

EleonoreCFDT-Services – Tu travailles chez Mango, une marque que l’on connaît bien sans pour autant connaître l’entreprise. Peux-tu nous en parler ?

Eléonore – Je travaille depuis plus de sept ans chez Mango. Nous sommes 1800 salariés en tout. La moyenne d’âge tourne autour de 25-35 ans, une majorité des salariés sont des femmes et beaucoup des emplois sont des temps partiels. Il y a un turn-over important, par exemple en juillet, sans compter les personnes embauchées en CDD pour les deux premières semaines des soldes, environ 80 personnes ont démissionné. Je travaille dans un milieu qui, contrairement à ce que l’on croit, est très organisé. Tout est calculé, il n’y a pas vraiment de place pour l’improvisation.

Ce qui est bien dans cette entreprise, c’est qu’il y a des formations en interne qui sont proposés en dehors du compte personnel de formation, et qu’il est possible d’évoluer au sein de la société par un l’intermédiaire de la MANGO Academy qui a été mise en place il y a maintenant 6 ans dans notre société. J’étais vendeuse au début et maintenant je suis assistante manager, si l’on a des compétences il est possible de monter dans la hiérarchie par l’expérience.

CFDT-Services – En quoi consiste ton métier d’assistante manager ?

Eléonore – Je dois gérer les produits et les équipes. Où doivent se positionner les vendeurs (le zoning), m’assurer qu’ils connaissent bien les tendances mode et nos produits, etc. Tout cela influe sur nos ventes et nous faisons un suivi heure par heure. Nous savons comment nous nous positionnons par rapport aux ventes de l’an passé à la même date, à la même heure. C’est un métier où il faut être très dynamique, il faut motiver les équipes pour atteindre les objectifs de vente. Le chiffre d’affaire est assez aléatoire d’une journée sur l’autre, mais nous faisons tout pour remplir les objectifs car nous touchons une part des ventes. 

La CFDT devient le premier syndicat dans les magasins Bricorama

Avec plus de 11 points de progression au détriment de la CGT (en poids relatif), la CFDT devient la première force syndicale à Bricorama SAS (2800 salariés).

La ténacité des militant-es CFDT face à la direction et à son projet de cession de l’enseigne aux Mousquetaires et leur présence sur le terrain ont pesé sur cet excellent résultat.

Un indice fort qui ne trompe pas sur l’avis des salarié-es sur l’action et les décisions de la CFDT à la fois dans l’entreprise et sur le champ national : la CFDT a doublé le nombre d’implantations depuis les précédentes élections.

Les équipes sont d’ores-et-déjà mobilisées pour confirmer ce résultat au deuxième tour qui aura lieu du 13 au 18 octobre.

Autre indice fort sur la bonne image de la CFDT, la CFDT a présenté pour la première fois des candidats cadres qui ont recueilli 12 % des voix.

Résultats Bricorama
Liste20132017
CFDT 27,5% 37,2%
FO 10,3% 10,6%
CGT 29,1% 19,4%
CFTC 7% 7,89%
CFE-CGC 26,7% 24,9%

Les partenaires sociaux du Commerce et de la Distribution et l’Etat s’engagent au service de l’emploi

La Fédération des Services CFDT qui a adhéré à cet EDEC (Engagements de l’Emploi et des Compétences) dès sa conception était présente le 3 octobre lors de la signature par la Ministre du travail Muriel Pénicaud et les partenaires sociaux de cet accord cadre national. Patricia Bigot et Chrystelle DERIEN, vice-présidentes des CPNEFP (Commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation professionnelle) des branches Succursalistes de l’Habillement et Bricolage représentaient la Fédération.

Pourquoi et pour qui un EDEC ?

Tendances d’évolution :
  • La montée en puissance du numérique avec le développement des smartphones et des objets connectés. Le commerce connecté bouleverse les organisations : la digitalisation des points de vente engendre de nouvelles tâches, mais aussi de nouveaux métiers, et donc de nouvelles compétences ;
  • L’omnicanal qui conduit les acteurs du commerce de détail et de la distribution à s’adapter aux envies et impératifs d’achats du client qui devient le canal : il n’y a plus aucune coupure entre les canaux et le meilleur atout est la « data ».
  • Le shopping dans le cadre de pratiques collaboratives : le contexte économique incite à consommer différemment et favorise l’économie circulaire : crowdfunding, co-voiturage, dépôt-vente. 

Grille des salaires applicable au 1er août 2017

Les minima conventionnels sont les taux de salaires en dessous desquels les employeurs ne peuvent pas rémunérer leurs salariés même avec leur accord. Ils sont fixés par les partenaires sociaux par emplois en fonction du niveau de chacun.

Pour les emplois-repères qui ne sont pas répertoriés dans la grille de classification ou pour lesquels le taux horaire rattrape par celui du SMIC (Salaires Minimum Interprofessionnel de Croissance), c’est le taux du SMIC qui s’applique en tant que minimum.

Par contre, comme il s’agit d’un minimum, chaque salarié peut négocier avec son employeur un salaire plus élevé ou un accord d’entreprise peut prévoir une grille de salaires plus élevée que les minimas conventionnels.

Grille des minima conventionnels

L'avenant n° 2, relatif aux salaires minima conventionnels, signé le 25 janvier 2017 a été étendu par arrêté en juillet 2017 et est applicable depuis le 1er août 2017.

Emploi repère

Niveau

Taux horaire brut

Agent d'entretien petits travaux de jardinage

I

9,76€

Agent d'entretien petits travaux de bricolage

Assistant(e) de vie (1)

Garde d'enfant(s) (1)

Assistant(e) ménager(ère) (1)

Garde d'enfant(s) (2)

II

9,79€

Assistant(e) ménager(ère) (2)

Assistant(e) de vie (2)

III

9,82€

Garde d'enfant(s) (3)

Assistant(e) ménager(ère) (3)

IV

9,92€

Majoration pour ancienneté

Le taux horaire brut d'un salarié ayant acquis 2 années d'ancienneté dans l'entreprise est majoré de 5 centimes.

Après 5 années d'ancienneté dans l'entreprise, il est majoré de nouveau de 5 centimes.

Cette majoration est applicable à tous les salariés des entreprises de services à la personne et doit être visible sur la feuille de paie.

Qualité de vie au travail dans les professions judiciaires : les objectifs de la CFDT

La CFDT relève, depuis 2014, une montée en charge des « appels au secours » par les salariés des professions judiciaires en situation de burnout.

Une des enquêtes menées par l’Observatoire des Métiers en 2015/2106 dans les Professions Libérales (OMPL) vient confirmer ce constat (résultat dans le présent bulletin de branche).

Dans le notariat, l’enquête lancée fin 2015 par l’institut BVA, à la demande de la CRPCEN, a permis de constater une sur-déclaration de détresse psychologique et d’état dépressif majeur par rapport à la population générale.

Plus récemment, le journal Les Echos, en publiant son article en juin dernier intitulé « Les 10 pires jobs selon les salariés français », a asséné le dernier coup en restituant le résultat de la plateforme « meilleures-entreprises.com » sur le classement des métiers où les salariés sont les moins heureux. Et c’est bien le métier de clerc de notaire qui a décroché « la palme du pire job » avec seulement 10,3% de cette catégorie de salariés qui se disent satisfaits de leur job, suivis par les chefs de publicité (26,5% de taux de satisfaction) puis par les agents de police (27,4%).

Chez les huissiers, c’est l’explosion des « dossiers incapacité/invalidité/inaptitude montrée du doigt par la CARCO qui a alerté la CFDT. Même constat révélé ce mois-ci par la MACIF, l’organisme de prévoyance des salariés des commissaires-priseurs et Offices de Ventes Volontaires !

Effets de la loi Macron s’appliquant aux professions règlementées qui auraient créer du stress dans les cabinets ou études, employeurs peu, voire pas sensibilisés par leurs obligations de veiller à la santé au travail de leurs salariés ? De toute évidence, les causes sont multiples.

Pour la CFDT, cette situation ne doit pas être une fatalité ! Depuis 2016, elle ne cesse de dénoncer ce mal-être au travail. Aussi a-t-elle ouvert dans toutes les branches des professions judiciaires des négociations portant sur la qualité de vie au travail. A la fin de l’année 2017, une première étape devrait être franchie avec la signature d’un accord sur les risques psychosociaux dans chacune de ces branches.

Les objectifs de la CFDT sont clairement identifiés :

  • Augmenter la prise de conscience ainsi que la compréhension des risques psychosociaux par les employeurs et par les salariés,
  • Sensibiliser les employeurs sur le fait qu’ils ont l’obligation d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de leurs salariés,
    • Leur rappeler également qu’ils ont l’obligation de mettre en place et d’assurer le suivi du document unique (obligation rarement respectée dans ces secteurs professionnels),
  • Inciter les employeurs à analyser la répartition du travail dans l’entreprise ainsi que la charge de travail pour chacun des salariés,
  • Rappeler que les heures supplémentaires non payées et non rattrapées relèvent du « travail dissimulé » (constat récurent dans ces professions),
  • Rappeler à l’employeur son obligation de concilier vie professionnelle / vie familiale et personnelle (aménagement temps de travail, horaires…),
  • Garantir aux salariés l’égalité de chances dans le déroulement de leur carrière,
  • Encourager le développement des compétences et l’évolution professionnelle,
  • Développer une politique d’écoute individuelle dans les entreprises…

Ce chantier est certes ambitieux, mais, soyez assurés qu’au vu du résultat des multiples enquêtes, la CFDT ne lâchera rien !

Aller sur le site du syndicat national CFDT des professions judiciaires >>> http://snpj-cfdt.fr/

 

Global Business Travel : une équipe parée au décollage

Avec plus de 1000 salariés, GBT France est une filiale de la multinationale américaine, anciennement dénommée American Express voyages. La CFDT y est implantée avec une équipe qui a obtenu de nombreuses avancées pour les salariés

Dans le cadre de la préparation des élections professionnelles et forte de son action sur le mandat 2014-2018, bien qu’elle ne soit pas l’organisation syndicale majoritaire, la section CFDT s’est engagée avec succès pour :

  • L’accompagnement des salariés sans discrimination par une présence dynamique des DP et un examen minutieux de chaque situation ;
  • La mise en conformité du fonctionnement national du CE ;
  • La défense des augmentations salariales ;
  • Le soutien aux salariés en invalidité ;
  • La montée en compétences et partage des informations aux salariés sur la situation économique et sociale de l’entreprise, notamment en sollicitant les expertises ;
  • Etre force de proposition dans les négociations Handicap, formation pro et égalité pro.

L’équipe est mobilisée d’autant plus dans un contexte où la politique sociale se durcit à GBT, sous motif notamment d’harmonisation avec le fonctionnement d’autres pays.

Dans le cadre des élections à venir et de la mise en place des ordonnances auxquelles la CFDT n’est pas favorable, la section a été accompagnée pour pallier aux mieux les incertitudes. En effet, l’équipe CFDT devra faire face à l’instauration d’une nouvelle forme d’instance de représentants du personnel (le comité social et économique) tout en y ayant une action forte pour défendre ses valeurs.

Voir aussi

Pour suivre l’action de l’équipe et la contacter sur facebook : CFDT Global Business Travel Facebook

Une occasion manquée de rénover le dialogue social, des dispositions négatives pour les salariés et leurs représentants

Le gouvernement a fait le choix de mener sa première réforme sociale sur le code du travail plutôt que de faire le bilan des réformes précédentes comme le demandait la CFDT.

Les multiples consultations de ces derniers mois ont permis aux organisations de présenter leur vision et leurs propositions. La CFDT y a joué pleinement son rôle d’organisation syndicale.

Les ordonnances sur le renforcement du dialogue social ont été rendues publiques. « Une réforme pas à la hauteur », a jugé Laurent Berger

>>>>  Déclaration de Laurent Berger hier après avoir été reçu à Matignon 

>>>> A lire  le Communiqué de presse de la confédération Ordonnance sur le code du travail, une occasion manquée

 

 

Vente de Bricorama au réseau des Mousquetaires : la CFDT est aux aguets pour la sauvegarde de l’emploi

C’est une annonce qui a été faite brutalement et au téléphone par la direction aux représentants du personnel : le président de Bricorama vend son enseigne de bricolage Bricorama SA et SAS au groupement des Intermarchés qui s’organise en réseau de franchisés. 3000 salarié-es répartis dans 107 magasins intégrés plus la centrale d'achat Bricorama ainsi que 57 magasins franchisés sont concerné-es. La méthode employée pour informer les instances représentatives – en même temps que les médias voire même après – est critiquable et ne laisse pas présager de volonté d’associer loyalement les élus du personnel. C’est l’une des raisons qui provoque l’inquiétude de la CFDT Bricorama, deuxième organisation syndicale dans l’entreprise avec 31%.

La CFDT par le biais de son délégué syndical central et secrétaire adjoint du CCE Bricorama UES s’inquiète de l’impact sur l’emploi de cette vente et s’attend à des suppressions de postes ou des modifications de contrat à la défaveur des salariés, « Nous avons été choqués par l’annonce de la vente car nous ne nous y attendions pas et surtout les salariés l'ont appris par la presse. Une méthode qui montre le niveau de considération du président de Bricorama pour ses salarié-es ! » s’insurge Alain Laisné, délégué syndical central à Bricorama, « nous savons que nous devrons veiller au moindre détail, sur les reclassements en particulier et sur nos acquis sociaux rajoute-t-il.

La vigilance est de mise à la CFDT Bricorama qui se prépare au comité central d’entreprise qui aura lieu le 17 juillet.

Les salariés doivent être solidaires dans cette épreuve , il pourront compter sur une CFDT combattive qui ne laissera rien au hasard et qui rendra compte aux salariés des tenants et aboutissants des décisions prises par le comité centrale d'entreprise.

Hôtels Cafés Restaurants : la CFDT dit NON à la coupure de 5 heures pour les salariés à temps partiels

Sous prétexte de limiter le recours aux contrats à durée déterminée, les employeurs des HCR veulent imposer une coupure entre deux séquences de travail de 5 heures dans la même journée pour les salariés à temps partiel.

Cette durée contraignante est contraire à la loi qui n’en prévoit que 2 heures maximum (L. 3123-16). Pire, elle imposerait aux salariés de ces contrats précaires une amplitude de coupure plus importante que celle des salariés à temps plein (3 heures maximum).

Pour cette dérogation, les représentants des employeurs ne proposent aucune réelle contrepartie.

Pourtant, les coupures constituent une forme de pénibilité pour les salariés déjà en situation de précarité. Désorganisation, impossibilité d’avoir d’autre contrats, temps de transports supplémentaires ou être forcé de demeurer à proximité du lieu de travail, autant de contraintes imposées par le système des coupures et qui seraient aggravées par le passage aux 5 heures.

Si votre employeur vous propose un contrat avec 5 heures de coupure, il est dans l’illégalité même s’il a obtenu au préalable votre accord.

La CFDT, malgré son ouverture au dialogue, est défavorable à cette proposition patronale contraire aux intérêts des salariés et fera tout pour s’opposer si des organisations de salariés, moins scrupuleuses de la santé et des conditions de travail des salariés à temps partiel, allaient dans le sens du patronat.

Avec la CFDT, le refus de subir et halte au marché de dupes ! 

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