Crise sociale chez Vente-privée

Le 11 mai se sont clôturées les négociations ouverte début avril sur la mise en place du CSE (et en parallèle du protocole d’accord préélectoral traité en deux réunions).

Résultat : aucune des organisations représentatives dans l’entreprise n’est signataire de cet accord dont la réciprocité des concessions est loin d’être équilibrée !

La direction de Vente-privée semble vouloir museler les syndicats en limitant considérablement leurs possibilités de recours aux expertises et la périodicité des consultations obligatoires (Orientations stratégiques et politique sociale). Parmi de nombreux autres points de divergence, il est aussi question dans ce projet d’accord de supprimer les commissions égalité professionnelle et formation professionnelle et continue, sujets au cœur des prérogatives des élus du CSE. Le supplétif reste donc bien plus avantageux (en terme de valeur) à ce stade.

La Fédération des Services CFDT se prépare donc à mettre en œuvre tous les recours à sa disposition pour que les intérêts des salariés soient représentés et défendus au mieux au sein des nouvelles instances.

Cela montre aussi les limites de l’esprit des ordonnances faisant trop confiance à la négociation en entreprise alors que l’on se retrouve face à des directions qui ne sont pas matures sur les questions de dialogue social.

Après une crise entre l’entreprise et ses salariés en avril dernier sur la question de l’intéressement, en décidant de s’attaquer aux représentants de ces derniers, Vente-privée semble avoir choisi d’aller vers un conflit social à plus long terme…

Commerce de gros : l’ensemble de la grille des salaires revalorisée de 1,4%

Alors que la tendance des accords négociés place une majorité des revalorisations salariales sous la barre des 1%, les négociations dans la branche du commerce de gros, qui emploie 350 000 salariés, ont abouti à une revalorisation de 1,4% sur l’ensemble de la grille des salaires.

Cette revalorisation prendra effet à compter du 1er mai et permet de continuer de faire décoller le premier niveau à 8 € au niveau du SMIC.

La CFDT, première organisation syndicale dans la branche avec 30,95 % d’audience, a été moteur dans cette négociation.

Suppressions de milliers de postes et maintien du niveau de dividendes des actionnaires Carrefour : la CFDT Carrefour dénonce, réagit et propose

Plan « social » CHEZ CARREFOUR

Le PDG annonce des milliers de suppressions de postes… mais s’engage à maintenir le niveau de dividendes des actionnaires !

Malgré la réunion du comité de groupe du 26 janvier 2018, la CFDT continue à dénoncer la nature brutale des annonces faites par A. Bompard le 23 janvier. En effet, plus de 4 500 suppressions de postes (sièges, anciens magasins DIA) ont été annoncées par voie de presse aux salariés et à leurs représentants. Cette façon de procéder devrait relever d’une autre époque.

D’autre part, malgré de nombreux échanges avec le PDG, la CFDT continue de penser que l’entreprise avance masquée en ne dévoilant pas le réel impact sur le social et les effectifs, sur l’ensemble du projet Carrefour 2022 : location-gérance, réduction de la taille des surfaces de vente, réduction des secteurs non-alimentaires, mécanisation et réduction des coûts dans la logistique etc.

Nous sommes également stupéfaits, dans un tel contexte, de constater que l’entreprise vient de prendre l’engagement de maintenir la politique de distribution des dividendes aux actionnaires inchangée (voir présentation faite aux analystes). Les salariés ne peuvent pas être les seuls à contribuer à l’effort de transformation. De plus, cela nuit à la capacité d’accompagnement social et d’investissement du groupe dans cette période de crise. La CFDT demande une année blanche sur le versement des dividendes.

La CFDT sera reçue au ministère du travail le 5 février. Il est en effet indispensable que les pouvoirs publics s’emparent du dossier social du 1er employeur privé de France.

Dans un même temps, la CFDT Carrefour propose aux autres organisations syndicales une rencontre afin d’organiser un mouvement national en intersyndicale.

Les salarié.e.s des magasins Biocoop Mayenne Bio Soleil se mobilisent pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail

Les salarié.e.s des cinq magasins Biocoop situés en Mayenne ont décidé de faire grève ce vendredi 10 novembre pour dénoncer une politique managériale aux conséquences alarmantes pour les salarié.e.s et l'entreprise à laquelle ils et elles sont attaché.e.s. 

En seulement 18 mois, sur un effectif d’environ 60 salarié.e.s, la CFDT  déplore :

  • 14 départs de salarié.e.s,
  •  5 salariés en épuisement professionnel (dépression et burn out),
  • 2 démissions de représentant.e.s du personnel (à ce jour non remplacés),
  •  … et de nombreux arrêts maladie longue durée !

Ces indicateurs prouvent un malaise réel et persistant dû à une pression devenue malsaine à force de constance. Le 8 juin dernier, lors d’une réunion collégiale, les salarié.e.s et la CFDT ont alerté la direction ... sans succès !

Une telle politique managériale est en complète contradiction avec les valeurs portées par BIOCOOP et pour lesquelles nous militons.

La CFDT et LES SALARIE.E.S demandent  :

  • Un audit social indépendant (avec commission de suivi),
  • Les élections des représentant.e.s du personnel,
  • Une revalorisation équitable des salaires,
  • Une prise en charge des suivis psychologiques,
  • La subrogation pour maintien de salaire lors des arrêts maladie,
  • Le remplacement du personnel absent,
  • Le passage des CDD en CDI et la fin des temps partiels subis,
  • Du matériel plus adapté (élévateur électrique, escabeau sécurisé, etc … )

[Parole de militant-e] Un engagement XXL

"Je travaille dans un milieu qui, contrairement à ce que l’on croit, est très organisé. Tout est calculé, il n’y a pas vraiment de place pour l’improvisation."

Eléonore Toupet, 29 ans, est assistante manager chez Mango, entreprise d’habillement espagnole qui compte 134 boutiques en France. Depuis un peu plus d’un an elle a également enfilé la casquette de déléguée syndicale CFDT, motivée par l’envie d’améliorer les conditions de travail de ses collègues. 

EleonoreCFDT-Services – Tu travailles chez Mango, une marque que l’on connaît bien sans pour autant connaître l’entreprise. Peux-tu nous en parler ?

Eléonore – Je travaille depuis plus de sept ans chez Mango. Nous sommes 1800 salariés en tout. La moyenne d’âge tourne autour de 25-35 ans, une majorité des salariés sont des femmes et beaucoup des emplois sont des temps partiels. Il y a un turn-over important, par exemple en juillet, sans compter les personnes embauchées en CDD pour les deux premières semaines des soldes, environ 80 personnes ont démissionné. Je travaille dans un milieu qui, contrairement à ce que l’on croit, est très organisé. Tout est calculé, il n’y a pas vraiment de place pour l’improvisation.

Ce qui est bien dans cette entreprise, c’est qu’il y a des formations en interne qui sont proposés en dehors du compte personnel de formation, et qu’il est possible d’évoluer au sein de la société par un l’intermédiaire de la MANGO Academy qui a été mise en place il y a maintenant 6 ans dans notre société. J’étais vendeuse au début et maintenant je suis assistante manager, si l’on a des compétences il est possible de monter dans la hiérarchie par l’expérience.

CFDT-Services – En quoi consiste ton métier d’assistante manager ?

Eléonore – Je dois gérer les produits et les équipes. Où doivent se positionner les vendeurs (le zoning), m’assurer qu’ils connaissent bien les tendances mode et nos produits, etc. Tout cela influe sur nos ventes et nous faisons un suivi heure par heure. Nous savons comment nous nous positionnons par rapport aux ventes de l’an passé à la même date, à la même heure. C’est un métier où il faut être très dynamique, il faut motiver les équipes pour atteindre les objectifs de vente. Le chiffre d’affaire est assez aléatoire d’une journée sur l’autre, mais nous faisons tout pour remplir les objectifs car nous touchons une part des ventes. 

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