Hôtellerie, Tourisme, Restauration

Les revendications de la CFDT suite à la grève des salariés de TUI France

Tui France suite de la grèveLe 13 avril dernier, les salariés ont été appelés à se mobiliser pour demander une hausse collective justifiée des salaires et des recrutements. La CFDT a choisi d’être solidaire de la grève et analyse, dans un esprit constructif, les résultats de la mobilisation.

action reussieCe qui a été obtenu ?

La grève a débouché sur quelques engagements de la direction :

  • 40 embauches ;
  • Le paiement des heures supplémentaires effectuées depuis janvier ;
  • Une enveloppe 70 000 € pour les Chèque–Vacances pour 1 000 salariés (sic).

C’est peu mais c’est un début.

Pour la CFDT, ces efforts sont incomplets, nos revendications insistent sur :

  • Le 13ème mois pour 100% des salariés et pas uniquement pour 65%, les ex-salariés de Transat subissent injustement cette inégalité. La CFDT a d’ailleurs entamé une action en justice pour que tous les salariés aient un 13e mois. L’audience est fixée au 25 mai.
  • Des augmentations collectives pour l’ensemble des salariés. Chez TUI, il n’y a pas d’augmentation générale mais uniquement des enveloppes individuelles dont les attributions sont partiales, alors que les augmentations collectives favorisent une équité vers le haut de tous les salariés.

Forte de ces constats, la CFDT remercie à nouveau chaleureusement les salariés qui se sont mobilisés et tous ceux qui ont apporté du soutien pour le mouvement. Elle reste vigilante car les revendications pour défendre les salariés de TUI sont nombreuses.

Réagir

Contacter la CFDT TUI : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les salaires de la branche de la restauration rapide sont revalorisés de 1,3% et de nouveaux droits aux congés sont créés

La CFDT a signé un nouvel accord salaires dans la restauration rapide et un accord annexe sur l’amélioration des conditions de travail des salariés.

Le pouvoir d’achat des salariés est revalorisé à 1,3% en moyenne.

Une nouvelle tranche est créée pour la prime annuelle conventionnelle (PAC), ce qui nous rapproche un peu plus d’un futur 13ème mois pour les salariés de la branche.

Anciennetés

Montant brut

1 à - 3 ans

170€

3 à - 5 ans

200€

5 à - 10 ans

270€

+ 10 ans

370€

La CFDT a également signé un accord qui permet d’améliorer la qualité de vie au travail des salariés dont ceux qui travaillent de nuit. Cet accord prévoit : 

  • L’augmentation de majoration de nuit entre 2h et 6h à 30%,
  • L’extension du transport de nuit au VTC et une revalorisation du remboursement à 21€,
  • La création d’un congé spécial déménagement de 2 jours rémunérés,
  • La création d’un congé étudiant qui accorde 5 jours de congés non rémunérés tous les 60 jours travaillés.

Rémunération : revalorisation des salaires dans la branche des Agences de voyages et des guides

Après plusieurs mois de négociations, les partenaires sociaux (collège patronal et collège salariés) sont parvenus à un accord pour rehausser les salaires dans la branche des agences de voyages et des guides.

Le premier niveau est porté à 1 510 €, soit une augmentation de 1,53%. Les autres niveaux connaissent une augmentation de 1%.

Les grilles salariales des guides n’ont pas été mises de côté, et sont aussi revalorisées de 1% sur tous les forfaits.

Quoique modeste, l’augmentation aura un impact sur les salariés payés au minimum de la grille conventionnelle de branche et également sur l’ensemble des salariés dont la prime d’ancienneté est calculée sur ces minima.

Pour la CFDT, cette hausse était le minimum acceptable, et estime que l’augmentation progressive doit se poursuivre sur le long terme.

Les entreprises du secteur, qui souffrent d’un fort turnover et de perte de compétences, a besoin de retrouver de l’attractivité et de partager les perspectives favorables du tourisme avec les salariés.

L’accord a été signé le 20 avril par l’ensemble du collège patronal, LEDV et SETO, et l’intégralité des organisations syndicales de salariés (à l’exception de la CGF-F0) : CFDT, CGT, CFTC, UNSA, CFE-CGC. Il est donc applicable dès maintenant dans l’ensemble des entreprises dépendant de ces deux organisations patronales, et sera applicable à son extension pour les autres entreprises.

Les dispositions de l’accord en résumé :

  • Le groupe A est réévalué à 1510 € (+1,53%) ;
  • Les groupe B à G sont augmentés de 1% ;
  • Les forfaits des guides et guides accompagnateurs sont augmentés de 1% ;
  • Les forfaits des guides interprètes de la Région Parisienne sont réévalués de 1% ;
  • L’indemnité du coût de repas est augmentée à 18,60 € ;
  • Applicable dès maintenant pour les entreprises adhérentes organisations patronales LEDV ou SETO, et à la date d’extension pour les autres entreprises.

Repères

La branche professionnelle des agences de voyages compte près de 2 750 entreprises pour 30 953 salariés.

La CFDT négocie des améliorations pour les salariés du groupe Louvre Hôtels

La négociation annuelle sur la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise vient de se dérouler dans le groupe Louvre  Hôtels  qui compte près de  180 hôtels (sous les marques Première Classe, Campanile, Kyriad, Tulip Inn, Golden Tulip, et Royal Tulip) et emploie plus de 10 000 collaborateurs en France.

L’équipe CFDT, première force syndicale dans le groupe, a négocié des améliorations pour le pouvoir d’achat et la qualité de vie des salariés.

Un pouvoir d’achat augmenté :

  • Des augmentations des salaires de 1,3%, avec un minimum de 23 euro d’augmentation garantie, pour ceux du siège bénéficiant de la mise en place progressive d’un 13è mois ;
  • Une enveloppe de 1,3% d’augmentation individuelle pour les cadres qui ne bénéficient pas de la mise en place du 13è mois ;
  • La création d’un forfait annuel d’indemnité kilométrique vélo sur une distance comprise entre 1 et 5 km entre le domicile et le lieu de travail : 25 € pour les salariés ne travaillant pas en coupure, 50 € pour les salariés dont la journée de travail fait l’objet d’une interruption de de plus de 2 heures consécutives ;
  • La mise en place d'une prime de médaille du travail :
    • Argent 20 ans d’ancienneté 400 € ;
    • Vermeille 30 ans d’ancienneté 600 € ;
    • Or 35 ans d’ancienneté 1 000 € ;
    • Grand or 40 ans d’ancienneté 1 500 € ;

La solidarité et les œuvres sociales renforcées :

  • La création d'un fonds social de groupe pour renforcer le dispositif mis en place en décembre 2015 pour accompagner les salariés du groupe en difficultés personnelles. Chaque année, une centaine de salariés du groupe en bénéficient (accompagnement social sur les problématiques telles que le budget, la santé, la famille, le logement, …) ;
  • Une augmentation de la subvention des activités sociales et culturelles des comités d’établissements de l’unité économique et sociale (UES).

La qualité de vie et le temps de travail améliorés :

  • La compensation du travail de nuit : passage de 1 à 5% des compensations en repos compensateur des heures réalisées entre 22h et 7h et passage du forfait annuel de 2 à 3 jours à compter du 1 juillet 2018 (la convention collective est à 1% et à 2 jours seulement) ;
  • La mise en place d'un 4ème jour enfant malade.

Casinos-Jeux : la CFDT avance ses revendications

Le 1er et 2 mars 2018, les mandatés fédéraux CFDT se sont réunis pour échanger, s’approprier les enjeux des nouveautés législatives et élaborer des revendications communes pour défendre les salariés du secteur.

Travail de nuit

Les représentant.e.s CFDT des salarié.e.s des casinos font de la valorisation du travail de nuit leur première revendication.

Ces contraintes font partie des critères de pénibilités qui ont un impact sur la vie privée et familiale, ainsi que sur la santé des salariés. Les élus CFDT demandent que le travail de nuit soit négocié dans les accords QVT et pénibilité pour y inscrire :

  • La mise en place d’un palier de jours de repos en fonction du nombre d’heures de nuit travaillées :
    • 200 h => 3 jours
    • 400 h => 4 jours
    • 500 h => 5 jours
    • 600 h => 6 jours
    • 800 h => 7 jours
    • 1000 h => 8 jours
    • 1600 h => 12 jours
  • Une compensation financière par paliers sur la rémunération brute :
    • 600 h => 10% 
    • 600 à 800 h => 15%
    • 800 à 1000 h => 20%
    • Plus de 1000 h => 30 %

Une visite médicale annuelle obligatoire et un suivi médical adapté à partir de 45 ans ;

Un accès facilité à la formation : la formation « gestion du sommeil » obligatoire et des formations e-learning en horaires de nuit ou centre de formation qui vient avec des horaires adaptés et adaptation du planning ;

Une priorité reconnue pour passer au travail de jour sans perte de salaire et une formation automatique au nouveau poste ;

Une prime de transport pour l’utilisation de la voiture de nuit ;

L’application effective de la législation existante : application de l’avenant 9 de la convention collective nationale, la prise en compte dans le compte pénibilité (C2P) ;

Un recours dégressif au travail de nuit suivant l’âge du salarié : mise en place à partir de 55-57 ans d’un 4-2 puis 3-2 ans ou d’un repos complémentaire. Limiter les heures de fermetures suivant l’âge des salariés. Le tout sans perte de rémunération, notamment pour la rémunération variable.

Rémunérations

Les représentants CFDT des salariés des casinos-jeux demandent une revalorisation générale des salaires dans les casinos ayant une bonne santé économique. En effet, le pouvoir d’achat des salariés des casinos est en diminution depuis plusieurs années.

  • Un 13e mois pour tous les salariés
  • Un accord de participation mis en place dans tous les casinos.

Conditions de travail

Les représentants CFDT alertent sur les conditions de travail dans les casinos qui exposent leurs salariés aux hautes ou basses températures : surpopulation dans les salles de jeux, espaces ouverts ou en semi-extérieur etc. Ces derniers provoquent également des risques de tabagisme passif.

Sécurité 

Les représentant.e.s CFDT des salarié.e.s des casinos-jeux demandent une meilleure prise en compte de la sécurité dans les casinos-jeux. Dans un contexte de montée des incivilités (manque de respect envers les salarié.e.s, violences verbales, menaces) et anxiogène suite aux attentats, une réflexion et une augmentation des moyens sont nécessaires pour préserver les conditions de travail des salariés, des personnels de sécurité et des clients.

Le rôle des agents de sécurité et leur marge d’action doit être claire et mieux définie. La formation des agents pour détenir la carte professionnelle est une priorité au vue du décret afférent.

Aujourd’hui, une confusion ou un manque de moyens fait que des agents de sécurité ne peuvent pas agir dans les conditions nécessaires pour garantir la sécurité.

  • Les représentants CFDT revendiquent l’installation de dispositifs de sécurité dans les casinos : portiques, issues de service, moyens de protection renforcées.
  • Les représentants CFDT des salariés des casinos-jeux demandent des missions définies dans les fiches de postes pour les agents de sécurité stipulant les marges d’actions et explicitant la prise de décision.

Clubs de jeux

La mise en place de clubs de jeux depuis le 1er janvier 2018 demande une vigilance et un accompagnement par les élus des casinos. Il s’agit à la fois d’apporter des revendications protectrices pour ces futurs salariés s’ils sont sous la même convention collective, et de préserver le secteur des casinos.

Polyactivité & polyvalence

La polyactivité et la polyvalence doivent être limitées et, si leur recours est nécessaire, la reconnaissance doit être valorisée (rémunération, compétence, classification).

La polyvalence / polyactivité ne doivent jamais être synonyme de substitution de poste ou un frein à l’embauche.

Contrats précaires

Les représentants CFDT des salariés des casinos-jeux mettent en garde quant au recours aux contrats précaires (CDD, temps partiels, extras) qui tendent à se multiplier, et ce même dans les casinos en bonne santé économique.

Outils

Partenaires

A propos