Castorama : La CFDT manifeste le mercredi 27 mars aux côtés de Laurent Berger et des salariés.

 

La semaine dernière, la CFDT, première organisation syndicale chez Castorama, apprenait l’intention du groupe Kingfisher de fermer neuf magasins Castorama et deux magasins Brico Dépôt en France d’ici 2020.

Après deux plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui ont touché 500 salariés, ce sont à présent 800 salariés et leur famille qui sont  sacrifiés sur l’autel du profit. Cela sans compter l’impact que ces fermetures auront sur les emplois indirects liés à l’activité de l’entreprise.

La CFDT, première organisation syndicale représentative chez Castorama, s’insurge de l’utilisation faite par Kingfisher France des impôts des citoyens (au travers des exonérations fiscales et des crédits d’impôts accordés aux grandes entreprises) qui ne servent ni à préserver la compétitivité du groupe, ni les emplois, mais à augmenter les dividendes reversés aux actionnaires.

La CFDT manifestera le mercredi 27 mars 2019, de 14h à 17h, sur l’esplanade de la Défense à Paris, aux côtés de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, présent de 15h30 à 16h, et des salariés de Castorama.

La CFDT, mobilisée, exige que le groupe revoit sa politique de rationalisation des coûts concernant les effectifs et entend bien peser lors  des négociations du PSE qui vont débuter afin de défendre les droits des salariés.

Repères :

  • 13 000 salariés travaillent chez Castorama;
  • 102 établissements sont répartis sur l’ensemble du territoire français;
  • La CFDT est la première organisation syndicale chez Castorama avec 41,14%, devant FO (23,59%), la CGT (17,48%), la CFTC (12,04%) et la CGC (5,75%).

[Communiqué] Restructuration chez Meuble IKEA France : la direction de l’entreprise avance les yeux bandés

Le 21 novembre 2018, le groupe IKEA a annoncé vouloir supprimer  7 500 postes dans le monde d’ici 2020. Ces suppressions d’emplois représentent près de 5% des effectifs totaux de l’entreprise, qui compte actuellement plus de 160 000 salariés répartis dans 30 pays. Un porte-parole du Ingka Holding, la maison mère d’Ikea Group, a annoncé une répercussion sur l’ensemble des marchés.

Lors du Comité Central d’Entreprise du 19 Mars 2019, la direction de Meuble IKEA France a annoncé un premier déploiement (de leur nouvelle organisation) qui devrait être suivit de deux autres. Cette vague nous annonce une première restructuration des fonctions ressources humaines (RH), immobilier et expansion ainsi que CFF (satisfaction client). Dans la fonction RH, 74 postes devraient être supprimés dans les magasins et 33 postes seraient créés au niveau du siège social.

A ce stade, deux entités françaises IKEA se restructurent en parallèles (Dépôts et MIF), ce qui pose un problème sur la vision globale. Des postes pourraient être supprimés, d’un côté comme de l’autre, sans avoir une vision et une solution commune.

La CFDT IKEA France a demandé à la direction générale :

  • La mise en place d’un comité de groupe
  • La convocation d’une instance de coordination des CHSCT pour la mise en place d’une expertise nationale.

Nous estimons que les prochains déploiements devraient impacter des centaines de salariés dans l’entreprise.

[Communiqué] Castorama : Dividendes augmentés pour les uns, emplois menacés pour les autres, la CFDT dénonce.

Le conseil d’administration du groupe britannique Kingfisher a décidé de fermer neuf magasins Castorama et deux magasins Brico Dépôt en France d’ici 2020, alors que le montant des dividendes versé aux actionnaires s’élève, comme prévu, à 431 millions d’euros en 2019.

La CFDT, premier syndicat français, est indignée par cette décision. Les 30 millions d’euros perçus annuellement par le groupe, grâce aux allègements fiscaux, n’ont servi qu’à augmenter les dividendes des actionnaires anglais. En conséquence, après la délocalisation de certaines activités en Pologne l’an dernier et la suppression des métiers comptables et d’assistants R.H au sein du groupe, un troisième Plan de sauvegarde de l’emploi se profile.

800 salariés et leur famille seront à coup sûr impactés par ces fermetures de magasins et leur avenir est désormais incertain. La CFDT, engagée depuis toujours au côté des salariés, dénonce le comportement immoral de ces financiers qui font totalement abstraction du sort de leurs employés.

La CFDT signe l'accord PSE chez SYSCO

Brake et Davigel ont fusionné le 30 avril 2018 pour devenir Sysco France, filiale de Sysco, leader mondial de la restauration hors foyer.

Au 30 juin 2018, Sysco France SAS comptait 4048 postes en CDI, l’objectif cible après PSE est de 3861.

Suite à cette nouvelle organisation, plusieurs sites sur l’ensemble de la France vont s’agrandir et d’autres fermer définitivement.

Suite à la mise en place d’un PSE par Sysco France, un projet d’accord a été présenté à l’ensemble des organisations syndicales début juin. Les organisations syndicales SIPED et CFDT ont travaillé conjointement et parlementé avec la Direction pendant 5 mois soit 11 réunions au total.

Après de nombreux échanges sur les montants proposés pour les mesures internes, nous avons obtenu des garanties pour l’accompagnement des salariés.

Des primes pour le reclassement interne

Différentes primes de mobilité seront allouées pour les salariés impactés qui souhaiteraient se reclasser en interne : Primes de déménagement, mutualisation du budget de formation pour l’évolution des compétences, linguistiques, différentiel de salaire, prêt à taux zéro, prise en charge du permis de conduire, voyage de reconnaissance, accompagnement pour la recherche d’un logement...

La prime légale majorée de 30%

Après de tumultueuses réunions sur le montant d’une supra légale, qui n’était pas proposé dans le projet d’accord de la Direction, un accord a été trouvé en majorant de 30% la prime légale pour les salariés contraints ayant au – 10 ans d’ancienneté et le versement d’une supra légale pour tous avec une majoration pour les + 50 ans et les + de 55ans. Et une Supra-légale sans majoration de l’ICL pour les départs volontaires.

Toutes les mesures doivent être validées par la DIRECTTE (organisation chargée de faire appliquer la législation du code du travail) courant octobre.

La CFDT et le SIPED ne manqueront pas d’informer des suites à l’issue de cette validation par la DIRECCTE.

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